CHAPITRE PREMIER
OÙ la féodalité avait jeté de profondes racines, chaque province a eu ses états particuliers. Ce qui donne à cette opinion une grande probabilité , c'est qu'on trouve déjà sous le roi Jean (xiv* siècle) , les états du Soissonnais et ceux du Verniandois convoqués à part.
La province de Picardie fut divisée, en 4607, en deux généralités : La généralité d'Amiens et celle de Soissons.
La généralité d'Amiens se subdivisait en six élections :
Le» élections d'Amiens; d'Abbeville; de Doullens; de Péronne; de Montdidier et de Saint-Quentin.— 22 subdélégués.
La généralité de Soissons se divisait en sept élections : Les élections de Soissons ; de Laon ; de Noyon ; de Crépy; de Clermont; de Guise et de Château-Thierry. — 42 subdélégués.
La rivière de Somme fut prise à Ham pour la limite séparative des généralités d'Amiens et de Soissons Ainsi la ville fit partie de l'élection de Noyon et de la généralité de Soissons , tandis que Saint-Sulpice, jusqu'alors faubourg de Hara, fut compris dans l'élection de Saint-Quentin et la généralité d'Amiens.
Le Gouvernement de Ham s'étendait aux xvi® et xvii* siècles sur plus de trente villages. Le plan de ce Gouvernement a été gravé et publié par Tassin en 4638 , au folio 36 d'un recueil oblong contenant les Plans et profils des principales villes de la praviiice de Picardie.