‹ Ham, son château et ses prisonniersChapitre 27 sur 138 · SCEAU DD BAILLIAGE DE DAM · texte numérisé non relu

SCEAU DD BAILLIAGE DE DAM

i; Tombeau d'Odon IV dans la crypte de l'église de Ham. 2 Aivhi^es de l'Empire, n" 4,653. L. iOOO.

ARMOIRIES DE IIAM 45

Après 1595, nous trouvons encore les irois croissants dans un dessin du xviii® siècle, {i) mais comme la ville a été réunie à la couronne par Henri IV, ils sont patronés par une fleur de lys d'or, placée en coeur. Cependant à Tépoque même où des auteurs dignes de foi , Lamorlière (21) et Palliot (2) donnaient dans leurs ouvrages les trois croissants comme étant les armes de Ham, d'autres auteurs indiquaient: d'azur à la muraille et tov/r chargent, maçonnées de sable, sommées de deux pennons déployés d'or, (3)

Ces armes sont-elles celles du fort lui-même , ou celles des seigneurs apanagistes qui ont possédé le domaine de Ham et que la ville aurait adoptées? — Malheureusement d'Hozier ne peut nous éclairer dans cette, circonstance , car lorsqu'il vint à Ham, en 4696, constater l'état des armoiries des personnes et des communautés, il n'inscrivit pas celles de la ville dans son Armoriai général de Picardie

En résumé , pour nous , les armes primitives de la commune de Ham ont été : \^ la tôte de saint Vaneng, indiquée sur le contre-sceau de la commune en i 223 ;

2® Sous les seigneurs , la ville adopta les trois croissants (4) de ses seigneurs , mais en modifiant les émaux.

(1) Voir la f^tie de la ville et du château de Ham à vol d'oiseau , 1643-1660, dont je donne ici la lithog^raphie an chapitre v.

(2) La rraie et parfaite idence des armoiries, 1660. Page 668.

(3) Voir le manuscrit de Scellier , de Montdidier, de 1736 , et la carte générale de la Monarchie française, contenant l'Histoire militaire ayec plans et armoiries de cent dix yilles , par Pierre Léman de la Jaisse, 1733.

(4) Dans Thistoire des g^rands officiers de la couronne, par le père Anselme, tome l**", page 55, on yoit, gravées, les armes d'Odon ou Eudes, de Ham, arec les trois croissants ; en 1182, il n'en portait qu'un. — Les trois croissants sont encore portés par Jehan I*' en 12i8 et par Jehan III, en 1344.

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