‹ Ham, son château et ses prisonniersChapitre 42 sur 138 · ÉCOLE LATINE · texte numérisé non relu

ÉCOLE LATINE

La ville de Ham ne parait pas avoir possédé, avant 4723 , aucun établissement pour l'enseignement des humanités. Jehan Cordelle, docteur, régent en médecine de la Faculté de Paris , € désirant laisser à la ville de Ham des marques de son amour, » et considérant que , dans cette ville , lieu de sa naissance, il » manquait une école latine, fonda (par acte du 26 juillet 4723) > une école pour donner aux jeunes gens Tintelligence néces- » saire pour parvenir aux sciences et aux beaux arts. » — Le maître devait être un ecclésiastique , nommé d'abord par le fondateur, puis ensuite par les maïeur et échevins de Ham. Il pouvait prendre des pensionnaires ; les enfants externes devaient lui payer trente sols par mois.

Cet établissement fut doté par J. Cordelle de 209 livres de rente pour les honoraires du maître et d'une maison pour servir à son habitation et y tenir l'école. La maison , située dans la rue Notre-Dame , paroisse Saint-Pierre , comprenait , d'après l'acte de donation, un corps-de-logis sur la Grande Rue , cour, jardin et puits; un autre grand bâtiment sur Je derrière , avec porte cochère donnant vers le rempart. (4) Des renseignements que nous avons pris auprès des anciens de la ville , nous ont appris que la maison de l'école latine était celle qui porte le n® 2 de la rue Notre-Dame et qui est habitée aujourd'hui par M"® Lertourné-Dinjon, modiste.

(1) Voir la donation, Reg. du Comeil , 10 septembre 1723.

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Le premier régeot de l'école latine de Ham fui Tabbé Salmon, prêtre, désigné par le fondateur, le 10 septembre 4723. L'école Jut d'abord assez frérpientée, mais à Tavènement de Tabbé Lebreton, prêlre, le 23 janvier 4750 , elle élail déjà réduite à un petit nombre d'élèves. Elle déclina jusqu'en 4764, (4) puis elle se releva sous l'abbé Flament, prêtre, appelé à la diriger le 7 janvier 4766. Elle passa ensuite sous la direction de l'abbé Dufresnoy, prêtre, le 7 juin 4784 ; — sous Charles-Louis Doublet, le 20 octobre 1785; — sous Jean-Nicolas Hubert, le 28 décembre 4787; — sous François Frémonl, le 27 janvier 4788; — sous François Daudrez, en 4790; — sous Jean- Mane-Hilaire Bénard, le 4 4 avril 4792. — Cette école peut se glorifier d'avoir vu sur ses bancs des élèves qui depuis sont devenus des maîtres. Nous en citerons quelques uns : Yadé , le poète; Foy, le général; Mondescourt, id.; Tbuet, le théologien ; Peltier, le savant physicien, etc. etc. (Voir ces noms au chap. XXI.)

Nous manquons de renseignements pour faire connaître comment et à quelle époque cette maison a été aliénée du domaine de la ville.

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