SCÈNE III
OPHÉLIE, seule.
Après on long silence, elle se lève, on regardant autour d'elle, et court vers le fond du théâtre.
Ah !..♦ le voilà ! je crois l'entendre ! Pour le punir de s'être fait attendre, Blanches Willis, nymphes des eaux.
Cachez- moi parmi vos roseaux'...
Elle se penche au bord de l'eau, s' appuyant d'une main aux branches d'un saule et del*autre écartant les roseaux.
«< Ah ! doute de îa lumière.
« Doute du soleil et du jour...
Elle glisse doucement entre les roseaux et disparaît peu à peu dans l'eau.
a Doute du ciel et de la terre, <( Mais ne doute jamais... jamais de mon amour! On la voit surnager quelque temps dans sa robe blanche. — Puis son corps est emporté par le courant et 1 on entend encore sa voix répétant en s'affaiblissant de plus en plus.
« Jamais I... jamais! »