‹ Harmodius: tragédieChapitre 32 sur 72 · HARMODIUS, ARISTOGITON, LE CHŒUR · texte numérisé non relu

HARMODIUS, ARISTOGITON, LE CHŒUR

Voilà ces vils chanteurs qu'Hipparque sait élire Pour corrompre le peuple en corrompant la lyre ; Voilà ces histrions, trop écoutés; hélas !

Dont il marche entouré dans ta ville, ô Pallas I

AWSTOGITON.

Héritiers d'un tyran, les fils de Pisistrate

Se divisent entre eux sa tâche scélérate :

Pour fonder leur pouvoir, ils veulent, à la fois, Tuer les vieilles mœurs avec les vieilles lois ; Et, comme ils ont détruit tant d'hommes héroïques. Détruire les vertus qui font les républiques ; Il y faut de l'audace et de la trahison :

Hippias est le fer, Hipparque est le poison.

LE CHŒUR

déplorable ville, où, des fleurs sur la tête, Les citoyens hagards rêvent de noirs combats; Où la discorde en feu couve au sein d'une fête I Mer pleine de soleil et grosse de tempête.

Monde où tout rit là-haut, où tout gronde là-bas !

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