‹ Harmodius: tragédieChapitre 4 sur 72 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ARISTOGITON

(Il porte la pique et le bouclier, comme tous les Athéniens d'âge viril

à la procession des Panathénées ]

Je ne sais, ô vieillards, quel effroi, quelle attente, Quel deuil plane aujourd'hui sur la fétc éclatante : Le ciel, pourtant serein, semble prêt à tonner, Comme si Zeus avait quelque ordre à nous donner. Vieillards, qu'aime Pallas, qui portez ses insignes, Lisez-vous la terreur ou l'espoir dans ces signes?

LE CHŒUR

Nul signe n'a frappé mes yeux

Dans les entrailles des victimes-; Nul éclair n'a tracé la volonté des dieux

Dans l'azur des voûtes sublimes.

En l'honneur de Pallas, les lutteurs magnanimes Selon les rites saints accomplissent les jeux.

L'Eurus, le Notus orageux, Des oliviers sacrés n'émeuvent pas les cimes.

Dans les entrailles des victimes

Nul signe n'a frappé mes yeux.

ARISTOGITON

Les signes où j'ai lu, si mon cœur ne me trompe,

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