SCÈNE XI
ISMENE
Citoyens et tyrans, qu'ils aient tous même sort, Tous ceux par qui mon frère aiïronte ainsi la mort! Et périssent vos lois, votre peuple lui-même, S'ils me coûtent le sang du seul homme que j'aime!
LE CHŒUR
Ne te rends point coupable en tes justes douleurs ; Pleure, et ne mêle pas le blasphème à tes pleurs. Pallas veillera mieux sur cette chère tête.
On peut sortir vivant même de la défaite.
Espère ! Ilarmodius peut-être est le vainqueur !
ISMÈNE
Je sens Uti trait mortel pénétrer dans mon cœur.
IM lARMODlCS.
Eoteods se raf^woclier cette dameor sauvage!
LE GDIECB.
Yen tire pas, ma Glle, un plus triste présage.
ISXCSE.
Moi qui pensais avoir — ma mère n'étant plus — Epuisé tous les coups à mon cœur dévolus !
A combien d'autres morts m'avez-vous condamnée, Impitoyables dieux, et pourquoi suis-je née?
LE CHŒUR
Que de mères sans fils, de femmes sans époux, De (lllcs et de sœurs dont le trépas commence,