SCÈNE XII. ibl
Mille bonheurs qu'alors elle sentait à peine, Sur la terre, ô mon frère, et dans le noir séjour, Tu resteras, sans fin, mon plus ardent amour.
LE CHŒUR
Laisse-moi t'arr^u^her à sa triste dépouille. Un autre étanchera le sang noir qui le souille ; Fuis ces lieux menacés d'un combat imminent.
IS&IENE.
Vieillards, où voulez-vous que j'aille maintenant?
LE CHŒUR
Rentre dans ta maison, je t'y conduis, ma fille.
ISMÈNE
Je n*ai plus de maison, je n'ai plus de famille. Les dieux, en me prenant mon dernier défenseur, A mourir près du frère ont condamné la sœur.
LE CHŒUR
Les dieux n'ordonnent pas qu*on attente à sa vie.
IsuE:^E.
J'attendrai que la mienne, ici, me soit ravie;
Je mourrai sur son corps, sans le quitter d'un pas :
Ceux qui l*ont égorgé ne m'épargneront pas.