‹ Harmonies de la natureChapitre 33 sur 49 · LA MÈRE · texte numérisé non relu

LA MÈRE

Mon fils ! mon cher fils !

ACHMET

Ote^luî l'autre.

ÀNNIBAL.

Ne Tempêchez pas de pleur^er.

ACHMET

Où est cet esclave noir qui étoit toujours avec son ancien maître ? Vous savez ^ seigneur Annibal ^ qu'Empsael ne veut point d'homme de sa couleur dans l'esclavage.

ANNIBAL

Il a bien raison : les noirs naissent libres.

ACHMET

Celui-ci ne doit pas être loin ; je l'avois fait partir ce matin, d'avance, avec son vieux maître^ qui ne peut plus marcher, et qu'on avoit perché sur un chameau.

ANNIBAL

On les a mis l'un et Fautre aux travaux j ils ne doivent pas être loin.

ACHMET

Qu'on les trouve et qu'on les sépare : cela

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est essentiel > seigneur Annibal. Je connois les blancs , dès qu'il y a quelque amitié entre deux esclaves blancs , il y a complot contre leur maître. Pour les gouverner, souvene^vous de cette maxime : séparez ceux qui s*aiment et mettez ensemble ceux qui se haïssent (Zoraîde, tremblante j à la fenêtre de la chaumière; Achmet s'incline respectueusement devant elle,) Madame, mon maître m'a ordonné de déposer ce nouveau trophée dans le séjour de vos plaisirs. {Use tourne vers les esclaves.) Allons, misérables , prostemez-rous devant cette chaumière d'Empsael, que k victoire a couverte de son pavillon.

ZORAÏDE, tremblante.

Où est Empsael ? quand reviendra-t-il ?

ÀCHUET.

Madame, il est dans la forêt; il sera de retour à la nuit. {^Aux esclaves.) Allons, plus bas.

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