SEPTIÈME
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père qu^adore mon père !
Toi qu^on ne nomme qu^à genoux ?
Toi, dont le nom terrible et doux Fait courber le front de ma mère !
On dit que ce brillant aoleil N^est qu*un jouet de ta puissance ; Que sous tes pieds il se balance Comme une lampe de vermeil.
HTHNE DE L'ENFANT A SON RÉVSIL. 51
On dit que c'est toi qui fais naître Les petits oiseaux dans les champs , Et qui donne aux petits enfans Une âme aussi pour te connaître !
On dit que c^est toi qui produis Les fleurs dont le jardin se pare , Et que , sans toi , toujours avare.
Le verger n^aurait point de fruits.
Aux dons que ta bonté mesure Tout Punivers est convié ; Nul insecte n^est oublié A ce festin de la nature.
L^agneau broute le serpolet , La chèvre s^attache au cytise , La mouche au bord du vase pui$e Les blanches gouttes de mon laît l
L^alouette a la graine amère Que laisse envoler le glaneur , Le passereau suit le vanneur , Et Tenfant s^attache à sa mère.
Et pour obtenir chaque don , Que chaque jour tu fais éclore ^ A midi , le soir, à Paurore , Que faut-il ? prononcer ton nom ! .
63 HTHNE DE L'ENFANT A SON RÉYSIL.
Dieu ! ma bouche balbutie Ce nom des auges redouté.
Un enfant même est écouté Dans le chœur qui te glorifie !
On dit qu^il aime à recevoir Les vœux présentés par l*enfance , A cause de cette innocence Que nous avons sans le savoir.
On dit que leurs humbles louanges A son oreille montent mieux , Que les anges peuplent les cieux , Et que nous ressemblons aux anges !
Ah ! puisqu^il entend de si loin Les vœux que notre bouche adresse , Je veux lui demander sans cesse Ce dont les autres ont besoin.
Mon Dieu , donne Fonde aux fontaines , Donne la plume aux passereaux , Et la laine aux petits agneaux.
Et Tombre et la rosée aux plaines.
Donne au malade la santé , Au mendiant le pain quUl pleure , A Porphelin une demeure , Au prisonnier la liberté.