LE CHOEUR
Nous sommes le lis des vallées, Les tièdes laines des brebis Par nous n^ont point été filées, Et la main invisible a tissé nos habits !
Afin que de leur doux commerce, Naissent justice et charité !
Charge-toi seule , ô Providence , De connaître nos bienfaiteurs !
£t de puiser leur récompense • Dans les trésors de tes faveurs !
Notre cœur, qui pour eux t^implore, A Fignorance est condamné ; Car toujours leur main gauche ignore Ce que leur main droite a donné !
Mais que le bienfait qui se cache Sous rhumble manteau de la foi, A leurs mains pieuses s^attache Et les trahisse devant toi !
Qu^un vœu qui dans leur cœur commence , Que leurs soupirs les plus voilés Soient exaucés dans ta clémence Avant de f être révélés !
Que leurs mères dans leur vieillesse Ne meurent qu^après des jours pleins !
£t que les fils de leur jeunesse Ne restent jamais orphelins !
Mats que leur race se succède, «
Comme les chênes de Membre,