‹ Harmonies poétiques et religieuses (volume 2)Chapitre 65 sur 96 · LE CHOEUR · texte numérisé non relu

LE CHOEUR

Nous sommes le lis des vallées, Les tièdes laines des brebis Par nous n^ont point été filées, Et la main invisible a tissé nos habits !

Afin que de leur doux commerce, Naissent justice et charité !

Charge-toi seule , ô Providence , De connaître nos bienfaiteurs !

£t de puiser leur récompense • Dans les trésors de tes faveurs !

Notre cœur, qui pour eux t^implore, A Fignorance est condamné ; Car toujours leur main gauche ignore Ce que leur main droite a donné !

Mais que le bienfait qui se cache Sous rhumble manteau de la foi, A leurs mains pieuses s^attache Et les trahisse devant toi !

Qu^un vœu qui dans leur cœur commence , Que leurs soupirs les plus voilés Soient exaucés dans ta clémence Avant de f être révélés !

Que leurs mères dans leur vieillesse Ne meurent qu^après des jours pleins !

£t que les fils de leur jeunesse Ne restent jamais orphelins !

Mats que leur race se succède, «

Comme les chênes de Membre,

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