‹ Harmonies poétiques et religieusesChapitre 49 sur 104 · LE TROPHÉE D'ARMES ORIENTALES · texte numérisé non relu

LE TROPHÉE D'ARMES ORIENTALES

Sur le sabîe du Nil où gisaient ces armures, Mon pied poudreux heurtait des ossements humains ; Le vent y modulait de sinistres murmures, Le chacal déterrait des crânes et des mains.

Le bras s'est desséché, le sabre brille encore : Voyez comme avec l'or l'acier se mariant Dessine en clous d'azur, sur le fer qu'il décore L'arabesque émaillé du splendide Orient!

Pourquoi vous étonner de ces rubans de moire, Des éclairs serpentant sur ces lames de feu? Les héros d'autrefois séparaient pour la gloire; Le fer était leur joie, et le combat leur jeu.

Ce sont là les bijoux dont l'homme des batailles, Excitant du clairon son coursier hennissant, Avant de l'embrasser féte ses fiançailles Avec la belle mort qu'il cherche au lit de sang.

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