Haut la croix! Électeur-tempérant
un moment je fus sur le point d’y donner créance. Je m'en accuse aujourd'hui comme d’un acte de méfiance trop peu jushfable.
Non, Dieu, qui veut la tempérance et qui donna le branle à la croisade, est toujours là. Il donne le vouloir et le faire, et son bras n’est pas raccourci depuis trois ans.
Non, non, les élections ne sonneront pas le glas de la tempérance! Pourquoi au contraire ne sonneraient-elles pas en son honneur une volée superbe et triomphale?
J'ai cru cette sonnerie possible, et la mettre en branle est
l’objet de ces pages. Comment cela?
ei —
Tout d’abord en tâchant de maintenir intact ce qui est acquis: savoir, la fidélité de tous les croisés, l'intégrité de la Société de la Croix. Ensuite, en poussant a s'affirmer puissamment à l’époque des élections le sentiment des électeurs en faveur de la tempérance — en faisant éclater ce sentiment à la face des politiciens et du pays.
Enfin, en faisant prendre conscience aux membres de la Société de la Croix de leur nombre et de leur force, en leur faisant voir qu’en l'an de grâce mil neuf cent huit les électeurs CPISONT EUX
Et si ce triple objet est atteint, même partiellement, les élections auront sonné non un glas, mais un alleluia triomphal
à la temperance |