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qu'un coteau irrégulier resserré et découpé par des er sur lequel est situé le village actuel . C'est sur ce coteau irrégu 1e ct au fond de coulées étroites qu'on pourrait grouper de petits aubourgs séparés les uns des autres par des côtes et des ne d mille et plus du hâvre. Deux rivières à écares profondes découpent encore ce terrein brisé en se déchargeant dans la baie.
Les isles à l'entrée du hâvre ne sont que des rochers escarpés. La difficulté d'y faire parvenir un chemin de fer en lui fesant suivre les étroites sinuosités des gorges qui y condnisent, fut-elle vaincue, il faudra encore pouvoir y trouver un lieu assez vaste et convenablement situé pour le terminus.
Mais si le site du Bic ne peut convenir à une ville d'entrepôt et de commerce, il a cependant son beau côté, c'est le grandiose et le pittoresque de ses montagnes escarpées, de ses rochers déchirés et qui portent à bon droit le titre de Cap-Envragé ; c’est cet ensemble de gorges qui s'enfoncent, de "monts qui s'élèvent et se dessinent autour d’une belle nappe d’eau que l’œil embrasse d’un regard, et dont l'aspect sauvage et solitaire étonne l’imagination et fait l'admiration du voyageur. Ce serait un lieu de repos et de contemplation pour Îe poête ou l'écrivain, ou de méditation pour le solitaire. a :
Rimouski au contraire et le site du quai vis-à-vis du hâvre est tout ce que l'on peut désirer de mieux pour le lerminus d'un chemin de fer. Pas une paroisse depuis Québec n’a un sol d'un niveau aussi régulier le long du fleuve.
Le terrein des environs, terminé du côté dela mer par un beau rivage de sable uni, s'élève lentement, mais rm du côté du midi, par de jolis coteaux fertiles, de hauteur régulière, courant dans la direction du fleuve, comme pour Jui former une ceinture de riche verdure. ILà, on pourrait tracer à souhait, sur un sol sec, uni et ferme les belles et larges rues d’une ville, d’une étendueillimitée, dont l'aspect etles commoditésrivaliseraient ee les plus belles cités de l’ancien ou du nouveau monde à MALE je mérique les choses vont vite lorsque les Ra og en à es ji sent. Les campagnes environnantes sont riches, fertiles 4 une beauté peut-être sans pareille en Canada; elles s étendent FN us côtés avec plus de rapidité que jamais vers les one fertiles de l'intérieur, et sur une distance de près de quarante lieues en descendant le long du fleuve ; l’aisance et le commerce E accompagne ces nouveaux établissements témoignent de la ric 1es8e naturelle du sol. ;
En avant du hâvre, l'Isle St, Barnabé, longue d’un peu pl gp d'une lieue, et large d'environ dix pe liée vers le milieu “ 4 terre ferme par une batture qui assèche à mi-marée, et dont le so Ege
lan, fertile et bien arrosé, contraste avec les ape vi di à à Bic, forme le site le plus agréable et le plus salubre qu nv
ossible de trouver dans le Bas-Canada pour la résidence d'ét es familles riches et les étrangers qui voudraient prendre les bains d’eau salée.
OBSERV ATIONS.
Îl ÿ a vingt ans, le Haut-Canada dont le territoire, riche seule: ment par la fertilité du sol, situé au milieu d’un continent, à une grande distance de la navigation océanique, privé des voiles naturelles et faciles de communication avec l’Europe, produisait à
ine le nécessaire à la consommation annuelle d'environ 200,000
mes. Alors la difficulté des transports pour l'exportation et l'importation, en diminuant la valeur des produits, établissait la êne financière et paralisait le progrès. Néanmoins, à la vue es obstacles naturels qui s’opposaient à la libre navigation, on a trouvé des millions pour lui ouvrir un passage. Car là, on a compris que la prospérité d’un pays producteur, comme le Canada, dépend de la rapidité et de la facilité des transports. Aujourd’hui on serait tenté de croire que ce n’est plus le même pays, en voyant un peuple d'environ 1.200,000 avec une production annueile de près de quarante millions de boisseaux et une exportation de près de seize millions de boisseaux de grains sans compter les produits des forêts, des paturages et règne animal. oilà le contraste qu'offre le tableau d’an pays à deux époques tellement rapprochées, que l’histoire en présente rarement de semblable. Mais cet immense pas du progrès dans le Haut-Canada est dû aux millions de louis qui y ont été versés depuis vingt ans et qui ont absorbé le crédit des deux provinces depuis leu: union; et qui en alimentant toutes les industries, ont creusé les canaux, applani la terre pour les voix ferrées par lesquelles les chars et les vapeurs sillonnent d’une extrémité à l’autre la rovince Haut-Canadienhe depuis les grands lacs même jusqu'à Québec, et y portent l'activité et la vie, comme fait le sang dans le corps humain.
Depuis l'union, le Bas-Canada a progressé aussi ; mais seulement par la force de ses institutions, des avantages naturels de sa
osition, du caractère et de l'énergie de ses habitants. Fils dés-
érité, 1l a été privé des grands moÿens pécuniaires indispensables au développement de ses vastes ressources. Cette gène financière que le gouvernement lui a imposée pour alimenter les travaux pnblics et la prospérité du Haut-Canada, a paralisé les entreprises, les améliorations publiques et privées de la province inférieure, et en même temps le développement de son commerce, de ses ressources et de ses richesses. Voilà la cause de l’injuste reproche d'inertie et d'infériorité formulé contre le Bas-Canada.
Quelques milliers de louis suffiraient aujourd’hui pour comgu les améliorations nécessaires à ce profond et large canal que a nature à creusé entre Québec et l'Océan, pour termimer un chemin de fer jusqu’à Rimouski, rallier par ce moyen le Canada par
la voie la dus courte, la plus commode et la moins dispendieuse avec l'Europe, et fixer d'avantage le commerce par la voie du St. Laurent. Ces quelques milliers de louis répandraient la vie, l'activité et le progrès sur un vaste et riche territoire habité par les descendants des deux premiers peuples du monde, et des pre-
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miers colons du Canada ; ils contribueraient plus avantageuse.
ment à la colonisation de cette partie de la province, et à retenir
sur le sol la jeunesse canadienne, ge tout ce qui a été fait
juan ce jour. Espérons que le soleil qui doit éclairer ces améiorations est près de l'horizon.
Je recommanderais l'Isle du Bic comme station de quarantaine. Eloignée de quatre milles du Cap à l'Orignal et de douze milles du Fâvre de Rimouski, distance suffisante pour ne pas exposer les habitants de ce lieu aux dangers des maladies contagieuses, exposée de tous côtés à l'air si pur et si salubre que l’on respire sur cette partie du fleuve; terrein élevé, eau excellente, située à l'entrée de cette partie du St. Laurent où les vaisseaux sont généralement le plus retardés dans la montée pendant la saison de l'été, une station en ce lieu sauverait des milliers de victimes qui dans ces temps d’épidémie, contractent la maladie, ou succombent dans les cales de vaisseaux entre le Bic et Québec, ou sur la station plus chaude et moins salubre de la Grosse-Isle. Les vaus en passant tous les jours près de cette Isle pourraient con-
uire les passagers à Québec, ou au chemin de fer à mesure qu'ils obtiendraient la liberté de continuer leur route. Les paroisses vis-à-vis fourniraient abondamment à cette station le laitage et les autres provisions qu’il serait nécessaire de se procurer à la campagne.
Pour rendre justice aux habitants de la partie inférieure de la province, il est nécessaire que le gouvernement fasse construire un quai peu dispendieux à St. Simon, le lieu le plus central entre le quai de la Rivière-du-Loup et celui de Rimouski. Là, l’eau profonde vient au rivage. Il y a 18 pieds d’eau à 150 pieds de terre et le lieu est très-favorablement situé. Il en faudrait un autre dans une des belles et riches paroisses en bas de Rimouki.
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