‹ HebbelChapitre 116 sur 425 · Cf. supra, 126. — 2. Bw., IE, 38; cf. supra, 218 et · texte numérisé non relu

Cf. supra, 126. — 2. Bw., IE, 38; cf. supra, 218 et

3. Hamburg, bei Hoffmann und Campe 1842. Nous indiquerons pour chaque pièce la pagination de ce recueil; la page correspondante de l'édition critique sera précédée de l'indication VI ou Vil, selon que la pièce a été recueillie par Hebbel dans sa Gesamtausgabe de 1857, ou rejetée par lui et reprise par R. M. Werner au volume de la Nachlese.

4, Cf. supra, 143; cf. T., 196 (1° juillet 1836); 1803 (25 novembre 1859).

5. Bw., VIII, 18; cf. supra, 35, Morgenblatt für gebildete Stände, Stuttgart und Tübingen, Cottasche Buchhandlung; s’appela, à partir de juillet 1837, Morgenblatt für gebildete Leser, cf. supra, 151 et 153, n. 2; Bw., I, 97, 99, 112; cf. Gutzkow, Erinnerungen, éd. Houben, XI, 66. |

6. Auf ein schlummerndes Kind (NI, 274), Offenbarung (NI, 205), das Kind

Mais c’est à Heidelberg que pour la première fois il fait allusion à un recueil. Le 3 mai 1836, il écrit à Elise qu'il met au net les épreuves et n'attend pour les publier qu'un éditeur convenable 1 Dès le 4 juillet, il demandait à Uhland la permission de lui dédier ses poésies et, la réponse tardant à venir, n’en perdait cependant pas courage ? : « au sujet de mes poésies, écrivait-il, Je n'ai pas la moindre crainte qu'on puisse les ignorer ou les traiter cavalièrement; si je ne me presse pas de les faire éditer, c’est uniquement parce qu'elles ne constituent pas encore une masse suffisante * ».

Il reçoit à Stuttgart, avec la plus belle assurance, les félicitations de Gustav Schwab pour ses pièces communiquées au Morgenblatt À et lui en envoie bientôt de nouvelles qui y paraissent *. Nous connaissons les projets de romances patriotiques agités au cours des visites à Schwab et à Uhland 6 et savons ce qu'il en advint. Pour ses autres poésies, Hebbel ne se presse pas davantage. « Pour ce qui est de la publication de mes poésies, écrit-il le 29 novembre, Je me comporte avec une suprême indifférence et ne m'intéresse absolument pas, par exemple, au Musenalmanach; mes productions me suffisent, je m'y sens ferme et solide 7. Cette confiance en lui-même, qui l’abandonnait parlois dans l'appréciation de ses autres œuvres, ne lui fit jamais défaut quand il s'agissait de ses poésies Ÿ.

Le 12 mai 1837, il parle d'en publier environ soixante-dix *. Le 24, arrêt brusque de la veine lyrique ‘*, mais peu après, l'inspiration

(VI, 189) et Abendgang (Süsse Täuschung, NI, 203) paraissent dans les numéros du 24 octobre, 7 et 10 décembre. La lettre de Hebbel est perdue. Nous n’en connaissons que ce qu'il en a recopié dans son journal : T., 92 (entre le 11 août et le 18 octobre). L'éditeur critique (Bw., 1, 39, note) incline à la dater plus près du dernier jalon que de l’autre.

1. Bw., I, 55; cf. Oesterr. Rundschau, XXX, 2? : Brief vom ersten Pfingsttag 1836 an Franz. — 2. Cf. supra, 151 et 152; cf. Bw., I, 68, 74, 84, 255.

3. Bw., I, 90 (3 septembre 1836); cf. Grenzboten, LXXI, 13, ungedruckter Brief aus Heidelberg 1836 ar Franz : « Wie es mit meinen Gedichten wird weiss ich noch nicht. Es liegt soviel Stoff vor mir, was ich behandeln und der Sammlung noch einverleiben môchte, und dies zieht ein Geschäft in die Länge, was nie genug in die Länge gezogen werden kann. Du wirst sehr wenig Gedichte finden, die du schon kennst, ich bin ausserordentlich streng gegen meine Produkte aus früheren Zeiten, bin aber dafür auch überzeugt, dass selten ein Dichter mit meiner Klarheit, Sicherheit und Bewusstsein seiner Individualität aufgetreten ist, wie ich. Das Schicksal der Gedichte kümmert mich wenig; die deutsche Kritik ist heutzutage eine alte Vettel, die nur ihre eigenen Basen und Tanten begünstigt und ich gebe nichts um die saubere Verwandtschaîft. Was lebt, das wirkt, und was wirkt, das lebt, das Evangelium bewahrheitet sich alle Tage. »

4, C£. supra, 151, Bw., I, 97 (30 septembre).

5. Nachilied (8 décembre), Liebesgeheëmnis (13 décembre); Neumann (op. cit., 21-24) a établi la liste des poésies parues dans le Morgenblatt de 1836-1842.

6. Cf. supra, 151 et 192; Bw., I, 99,410, 112, 133. — 7. Bw., I, 193 (29 novembre 1836), cf. supra, 208.

8. Bw., [, 200 (12 mai 1837) : «ob ich Talent oder Genie habe, steht mir nicht zu beurtheilen zu; mit Bezug auf Poesie glaub’ ich’s zuweilen ». Cf. Bw.. I, 253 (18 janvier 1838) : « Ich weiss, dass ich in Bezug auf die Lyrik meine Bildung, die freilich in vielen anderen Dingen erst gewonnen werden soll, vollendet habe, und das meine Produkte selbst mir dieses Zeugniss geben ». Cf. V. Hehn, Ueber Gæœthes Gedichte, Cotta, 1911, p. 59 et suiv. — 9. Bw., [, 201.

10. Bw., I, 205. « Gedichte sind in den letzten Wochen nicht entstanden : mein

redevient favorable! : « En somme, déclare-t-il, la clarté se fait autour de moi, et si je n'étais pas forcé de combattre pied à pied pour mon existence, je produirais beaucoup ». Il emploie exactement les mêmes termes dans un passage de la lettre que nous avons mentionnée déjà et dans laquelle il fait appel à Ühland°?. Nous savons qu'après une longue attente, Hebbel reçoit, au commencement de février 1838, une aimable réponse, dont il se montre très fier, mais qui ne lui donne guère d’espoir quant à ses chances de succès auprès de Cotta : un incendie vient de détruire la librairie, le libraire est malade et, du reste, peu disposé à éditer du lyrisme moderne. Le manuscrit que Hebbel lui avait confié contenait 113 poésies recopiées par Rousseau, en novembre 1837 : en cas d’insuccès, Hebbel le réclamera *. Fin février, arrive la réponse de Cotta, négative, mais très élogieuse; Hebbel en envoie des passages à Elise en même temps que la liste des poésies louées par Uhland * et, dès réception de son manuscrit, l'envoie à Campe à Hambourg : il parle cette fois d'environ 120 pièces, dont il demandait 10 louis d'or. « Dieu fasse, ajoute-t:il, que Campe ne me joue pas le tour de soumettre mes poésies à Gutzkow qui ne sait même pas reconnaître la grandeur d'Uhland », une nouvelle réponse négative le désemparerait tout à fait. Campe, éditeur du Z'elesraph, soumit le recueil au directeur Gutzkow, et l'appréciation, bien que dénuée de fondement aux yeux de Hebbel, fut cependant très élogieuse, mais Gutzkow ne croyait pas à un succès immédiat, conseillait de préparer d’abord le public en faisant paraître des pièces dans les journaux et, de même que Cotta avait fait allusion au Morgenblatt, il offrait le Telegraph. Campe se chargerait alors de la publication du volume et

Geist hat das Eigentümliche, dass er sich mit all seinen Kräften eigensinnig auf das wirft, was mich eben vorzüglich beschäftigt und mir, wenn ich über Erzäblungen, Roman u. dgl. brüte, jede Empfindang in Handlung verwandelt. Ich dank’ ihm das. »

1. Bw., I, 214, 227, 239 : Une des pièces : Welt-Ende dont Hebbel parle dans cette dernière lettre, Bw., 1, 240 (23-26 novembre 1837) parait perdue. Déjà le 10 septembre 1833 dans une lettre à Schacht, Hebbel mentionne une cantate : das Weltgericht dont nous n’avons également aucune autre trace, cf. Bw., I, 24 et Bornstein, éd. du centenaire, 377 : « Ich habe gegenwärtig eine grosse lyrische Arbeit (eine Cantate, das Weligericht betitelt) unter Händen:; wenn ich an Oehlenschläger schreibe, werde ich sie anlegen ».

2, Bw., I, 249 (24 novembre 1837; cf. supra, 193 : « Ich bin, um mir wiceder einige Fuss breit Existenz zu erkämpfen, schon jetzt in meinem ?5len Jahre gezwungen (Vauteur souligne les termes que nous meltons en italiques), ein Bändchen meiner Gedichte zusammenzustellen, und sche mich, da von diesen Gedichten, wenige im Morgenblalt und in Hamburger Blättern erschienene ausgenommen, nichts 6flentlich bekannt geworden ist, in die Nothwendigkeit versetzt, sie um gütige Vermittlung bei einem Verleger, der mir ein billiges Honorar zahlt, dessen ich so sehr bedarf, anzusprechen ». k

3. Bamberg, I, 242; cf. supra, 193; cf. Bw., I, 254-256; 263-264 et VIII, 7 et suiv.

4. Bw., I, 265-266. Le libraire ajoutait : « Dagegen ist das Morgenblatt gerne bereit, von ihren Poesieen aufzunehmen, für welche das Honorar immer sogleich ausgezahlt werden kann ». ES

5. Bw., [, 266-267, 271. Le 31 mars, Hebbel envoie à Campe trois pièces pour en remplacer trois dont il « a honte ». 11 ne lui a rien dit dans sa lettre des éloges d'Uhland, ce qui aurait pu paraître vaniteux, mais il conseille à Elise

299 HEBBEL (1835-1842). ŸS

paierait d'avance la moitié du prix demandé’. Hebbel se range à l'avis de Gutzkow, mais, désireux de conserver son entière Indépendance par rapport au chef de la Jeune-Allemagne, il ne lui répond pas directement, mais s'arrange pour que la réponse adressée à Campe paraisse lui être destinée aussi ?. Îl attend donc et continue à composer ses poésies, dont la plupart naquirent au cours de ses promenades solitaires au « jardin anglais », puis 1l les envoie au fur et à mesure à Elise, selon son habitude, accompagnées d'appréciations *.

Mais si Hebbel est partagé entre l'intérêt qu'il a à ménager Gutzkow “ et son ombrageux souci d'autonomie, le rédacteur du Telegraph ne fait rien pour le faire revenir de sa défiance et le tirer d'incertitude. Lorsqu'au bout de trois mois, en dépit des avances et des promesses faites, Hebbel voit qu'aucune de ses poésies n’a paru, il « sait à quoi s’en tenir » avec Gutzkow et, le 14 août, écrit à Campe pour exiger des explications. Il faut croire qu’elles ne vinrent pas, car le 12 décembre il projette, dès qu'il arrivera à Hambourg, d’aller chez le libraire lui demander si, oui ou non, il fera la publication et, en cas de réponse négative, il reprendra son manuscrit et lui dira son fait*.

Nous savons qu’à la même époque des deuils terribles et des maladies s’abattent sur Hebbel®, mais le sentiment de sa valeur

d'y faire allusion de vive voix et lui confie dans ce but l’original de la feuille d'Uhland, mentionnant ses poésies le mieux réussies (Bw., [, 278-279).

1. Bw., 1, 282-284. Gutzkow comparait Hebbel à Hôlty. Voici les passages de sa lettre que Hebbel communique à Elise : « Die Gedichte von H. haben mich innig und warm angesprochen; es weht in ihnen ein ächt dichterisches Gemüth, zarte Empfindung und ein naïver, sinniger Humor, der niemals die Sentimentalität ins nasse Extrem ausarten lässt. Und dennoch, erschienen diese Gedichte, ich zweifle, ob sie sich Bahn brechen würden. Unsere Kritik ist so wenig organisiert und s0 sehr in Händen der Mittelmässigkeit, dass sie das Reizende, wenn es bescheiden ist, entweder nicht aufsucht oder nicht versteht », et ensuite : « Theilen Sie Herrn Hebbel diese Absicht mit. Die Wärme seines Gemüths hat mich zu seinem Freunde gemacht, aber ich kenne unser gespreiztes Zeitalter, uns’re falschen Theorien, die indifferente Kritik und das gänzlich schlummernde Publikum, und môgte nicht, dass er mit seinem Hôlty-verwandtem Hérzen unverstanden an der Masse vorüber zôüge ». Nous savons déjà ce que Hebbel pensait de cette comparaison (Bw., I, 284; cf. supra, 188). L'année suivante, Gutzkow comparaiît Uhland à Hôlty (aussew. Werke, éd. Houben, XII, 76),

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