Cf. W., XI,:65°67 etT
L. Ibid., 67-70; cf. D' Albert Malte Wagner, das Drama Fr. Hebbels, p. 411-446, die anschauliche Phantasie Hebbels; 446-418, die Bildlichkeit et W., XI, 7016, Sinnlichkeit im Stil; cf. encore la lettre à Engländer du 15 avril 1837 (N. Hebbeldok., 34).
5. Ibid., T1. — 6. P. 72, ligne 33 : organische Gesamtheit. — 7. W., XI, 77 et Suiv.
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vant pas être le bon poète, bien que cela équivaille à condamner la plupart de ceux qu’on appelle « nos espoirs littéraires ». Suit alors une théorie du Naïf rappelant les échanges de vues esthétiques de Gœthe et de Schiller, dont Hebbel se réclame du reste expressément ! : le naïf a toujours sa source profonde dans l'inconscient, mais ne saurait être confondu avec lui; il convient de distinguer : « une double naïveté, la triviale et la vraiment poétique (die ÆEchte), qui n'exclut point l'esprit, qui n'exclut donc pas non plus la conscience, qui en est inséparable, mais bien une certaine forme de l'esprit, la réflexion ». « La première a pour conséquence une complaisance inébranlable pour ses propres œuvres et une inépuisable productivité », et tandis «qu’elle ne sait et ne peut rien savoir de la Loi, parce qu'elle est forcée de produire pour son plaisir sans pouvoir cependant rien produire qui ait une valeur devant la Loi, la vraie naïveté, au contraire, est la plus pure manifestation du génie et l'unique manifestation du génie parfait et total, et, en cette qualité, si rigoureusement (gesetzmässig) organisée que la loi s'accomplit en elle spontanément, sans effort de réflexion ni essai préalable ». Ici encore, on le voit, l’organicisme a le dernier mot.
Nous avons à dessein négligé de citer les aphorismes du journal et de la correspondance qui eussent pu étayer maint passage des dissertations de Hebbel, afin de les présenter en bloc en les groupant selon leur cohérence et leurs rapports véritables. Nous ne nous dissimulons pas que la tâche est malaisée; l’auteur avoue luimême déposer ses idées dans son journal comme des matériaux dans un chantier et exprimer dans sa correspondance toutes les sautes de son humeur et ses états d'âme les plus instables, Mais nous adopterons la méthode-qu'’il conseille à un de ses amis et considérerons dans leur totalité toutes les données de la période que nous étudierons ?. Les deux reproches essentiels adressées à Hebbel nous paraissent, si on les compare, découvrir une antinomie qui ne nous semble réductible que dans la mesure où il est possible de « saisir » la personnalité de l’auteur et de ramener à cette unité vivante les données contradictoires de l’abstrait,
Les critiques s'accordent à reprocher à notre poète son penchant pour la méditation, sa prédilection pour le problématique. Nous nous contenterons d'adopter le terme de Grübelei sous bénéfice d'inventaire et nous nous efforcerons de lui donner un contenu. La question sera donc : en quoi consiste la Grübelei de Hebbel pendant les années que nous étudions? Notre enquête ne partira point d'une condamnation «& priori, mais aura pour but une caractéristique. D'autre part, ceux-là mêmes, qui accusent Hebbel de trop réfléchir,
1. W., 79, ligne 14. È 2. Cf. T., 186, 782, 2756, 3887, 4270 Bw., I, 212-218, 218; TT, 57; cf. Winterfeld, 449 et suiv.
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de trop raisonner, de trop disserter, lui font également un grief de sa forme de sensibilité ; ils le trouvent passionné, impulsif, sensuel, obsédé par l’'éternelle hantise des rapports entre les sexes. À les en croire, Hebbel souffrirait à la fois d’inhibition métaphysique et d'érotisme, choisissant de préférence des problèmes surexcitant l'émotivité et incurablement cérébral dans toutes ses analyses du cœur, aussi incapable de froide sagesse que de naïveté véritable et de fraîcheur primesautière. Et ces adversaires ne s'appellent pas seulement Julian Schmidt ‘, Gutzkow et Bleibtreu?; nous avons cité les sentences de Mommsen et d'Eulenberg *. Mais si le prétoire est imposant, l'accusé est en bonne compagnie et de même que l’érudition scientifique et la séduction littéraire d'un Max Nordau ne sauraient mettre en branle toutes les charrettes de dégénérés plus ou moins supérieurs qu'il se propose d'envoyer de leur trône à l’échafaud, de même il suffit de répondre aux détracteurs de Hebbel : Quel écrivain échapperait, bien mieux, a échappé à des insinuations analogues? Est-ce seulement aux romantiques qu'on les a réservées? Aux raffinemenis dépravés de l’auteur de Lucinde n’a-t-on point opposé la dépravation raffinée du poète du Buch der Lieder et n'est-ce point un Treitschke qui opina que le ciel de Henri Heine « était plein de filles et de tartes aux amandes »? Gœthe lui-même n'était-il pas un « possédé" », possédé à la fois par cette cérébralité exigeante qui ne lui laissait pas de trêve et le faisait s’efforcer sans cesse vers un but toujours insaisissable et ne jamais arriver à la quiétude et à la satisfaction, et par cette sensibilité tyrannique qu'exprime cette profession de foi complaisante :
Freudvoll und leidvoll, gedankenvoll sein,
Hangen und bangen in schwebender Pein,
Himmelhoch jauchzend, zu Tode betrübt,
Glücklich allein ist die Seele, die liebt5!
ou, mieux encore, cet aveu suspect :
So taum/’ ich von Begierde zu Genuss, Und im Genuss verschmacht ich nach Begierde 6 ? ë
Démolir ainsi Hebbel, Heine, Gœthe! Un tel trio n’est-il pas pour donner à réfléchir aux plus enragés des iconoclastes ? Nous serons moins prompts à renverser les idoles de leur piédestal et préférons nous en approcher avec le groupe respectueux de leurs
1. Cf. sa Geschichle der deutschen Literatur seit Lessings Tod, Leipzig, 1867, p- 333-343. On sent que l’auteur juge Hebbel comme il apprécie sa production dramatique, lui reprochant comme à ses héros : « bei den raffinierten Empfndungen und der künstlich gesteigerten Hitze, die frostige Sprache der Reflexion ».. « in jedem Augenblick gleichzeitig eiskalt und siedend heiss. Sie reflektieren mit einer beleidigenden Altklugheit und handeln wie Kinder »; cf. Karl Bührig, die Probleme der Hebbelschen Tragüdie, OP QUO réfuté par Bartels (Ziterarisches Centralblatt für Deutschland, 1900, col. 955.
2. Cf. Gutzkow, Dionysius Longinus (1878); Bleibtreu Revolution der Literatur (1886). — 3. Cf. supra, 408, n. 2 et Herbert Eulenberg : Hütet euch vor Hebbel! (Zukunft, 1908, 65, p. 412-420).
4. Cf. l'expression de Bielschowsky (1, Préface). — 5. « Egmont », acte III scène 11. — 6. Faust (Wald und Hôkhle). É
fidèles. En ce qui concerne Hebbel, nous constaterons d'abord avec Bamberg” la curieuse combinaison de spontanéité et de réflexion qui caractérise son tempérament, nous admettrons ensuite qu’on cherche à l'expliquer à la façon de Kuh, con pietä?. Des romantiques on lui attribue les pires défauts, des classiques on lui à refusé toutes les qualités. Nous avons préféré, pour la période précédente déjà ?, acquiescer aux jugements plus modérés qui font participer Hebbel à la fois du classicisme et du romantisme et, en même temps, nous avons essayé de préciser cette participation, car il s’agit avant tout que l'ampleur des formules n'embrasse point le vide. Maïs notre sympathie va moins à la critique qui se hâte de juger qu’à celle qui s'efforce de comprendre. Le monde « ondoyant et divers » qu'est une âme de véritable artiste est par essence insaisissable, et assurés que nous sommes d'avance de ne jamais l’étreindre intégralement et de ne jamais la voir sous tous. ses aspects, au moins profiterons-nous du recul du passé pour regarder le poète de plus loin et de plus haut qu’il n’a pu se voir lui-même *. Nous apercevrons ainsi sa tendance essentielle et c'est à elle qu'il faudra subordonner les convergences et les divergences tant de sa théorie que de sa pratique et ramener les appréciations d’influences. Enfin, nous pensons que, selon les enseignements de Gœthe et de Hebbel, son disciple, il n’est pas de meilleure force pour arriver à la compréhension que le besoin d'admirer et de vénérerÿ. Admirer et vénérer Hebbel ne signifie du reste pas admirer ses aphorismes et vénérer ses dissertations, mais les expliquer du point de vue de l’auteur et s'engager dans le maquis de son esthétique avec la volonté de dégager l’image du poète et non avec le parti pris de l’ensevelir sous les broussailles de ses théories. Il nous paraîtrait faux de taxer de « Gedankendichter », sur la foi de quelques citations détachées, le fougueux amant de Josepha Schwarz, le fol amoureux d'Emma Schrüder, l’ardent et violent champion de « la passion, clef de l'univers », le même qui proclama que « la passion ne saurait commettre de péché, mais bien la froideurf ». La vérité est que, contrariée par les circonstances, prisonnière des étroites limites que lui imposaient, non seulement la résistance normale, inévitable, du milieu social, mais surtout les conditions particulièrement misérables de son, individuelle destinée, cette sensibilité violente dut se replier sur elle-même, bouillonner et fermenter 7. Elle prit ainsi la double forme introspective et intuitive que nous avons déjà caractérisée pour les années précédentes en comparant l’âme de Hebbel à un volcan roulant longtemps en son
1. Article de l’allgemeine deutsche Biographie, 186. — 2. Kuh, II, 138, 206- 215. — 3. Üf. supra, 382, n. 5.
&. Cf. Dilthey : die Enlstehung der Hermeneutik (Philosophische Abhandlung), Christoph Sigwalt gewidmet, 1906, p. 202 : « das letzte Ziel des hermeneutischen Verfahrens ist, den Autor bésser zu verstehen, als er sich 'selber verstanden hat ». — 5. Cf. Hebbel (Bw., II, 217) : « das tiefste Bedürfniss meiner Natur ist, zu verehren und zu bewundern ». — 6. Cf. T., 145, Bw., I, 133, cf, supra, 156, 162, 334 et suiv. — 7. Cf. Kuh, II, 211 : « die Phantasie des Darbenden spiegelte sich gern die Genüsse der Erde vor », etc.
9@ MEBBEL, 28
sein le chaos de ses flammes et de ses scories jusqu’à ce que de brusques échappées permettent. à la lave de déverser son torrent fécondant!. Il nous semble que pendant la période que nous étudions à présent, le cratère s’est élargi et que la dissociation du jet lumineux et de la colonne de fumée se fait plus nette. En d'autres termes et pour changer de métaphore, il est plus aisé d’apercevoir le pôle abstrait que le pôle sentimental de cet axe dont nous nous sommes efforcé de ne pas perdre de vue la continuité et qui constitue la personnalité même du poète.
L'examen des précédents articles nous a démontré que Hebbel suit toujours son penchant pour la méditation mélancolique *. Mais il nous à prévenu qu'il faut distinguer en[lui les moments où il prend la plume cet ceux où il sort de lui même. « Vous le voyez, écrit-il le 27 juillet 1841, je redonne déjà dans mon ton mélancolique que je voudrais tant éviter. Mais des lettres sont, une fois pour toutes, des ombres de l’âme et les miennes sont des ombres d'ombre. Dans la vie, je ne suis pas du tout un instrument aussi discordant et je trouve assez souvent des accents joyeux ou espiègles. Mais en face du papier, même à mes meilleures heures, je deviens tout à coup un autre homme et mes pensées prennent la couleur de mon encre. C'est qu'au lieu de m'évader dans l'univers je descends toujours en moi-même®. » Notons toutefois qu'il dit cela de sa correspondance et non de sa poésie. Il faudrait, à propos de cette dernière, poursuivre le distinguo de Hebbel et différencier les deux moments : s’il descend toujours en lui-même lorsqu'il écrit une lettre, il n’en est pas toujours ainsi quand il compose un poème et nous avons vu, à l’occasion des poésies antérieures à 1842, que l'essentiel était précisément de faire le départ entre les fruits de la méditation pure et ceux de l'intuition centrifuge, si l’on peut appeler ainsi celle où le regard divinateur n’est plus, en quelque sorte, retourné et cesse’ de contempler le monde au fond du miroir du cœur, mais plonge directement du dedans au dehors et fixe les choses face à face. Sans doute, on peut objecter mainte citation définissant uniquement l’introspection du poète. Des critiques autorisés ont indiqué les plus caractéristiques * et nous ne nous ferons point faute nousmême d'en présenter de nouvelles, mais iL n'est pas négligeable de faire observer que presque toutes concernent le drame et non
-le lyrisme et non seulement les passages célèbres de la Préface de Maria Magdalene insistant sur l'importance de l'élément problématique’, mais encore les plus décisifs aphorismes. communément invoqués®. Hebbel lui-même déclare que, tandis que l'auteur
1. Cf. supra, 163-166. — 2. Cf. supra, 168, 211, 382, 495, h96, 497. — 3. Bw., Il, 109, cf. supra, 380, n. 4.
4. R. M. Werner : Lyrik und Lyriker, 287 et suiv.; Zinkernagel, 29 et suiv.
5. Cf. W., XI, 40 : « Das Drama, als die Spiize aller Kunst, sollden jedesmaligen Welt- und Menschenzustand infséinem Verhältnis zur Idee, d. h. hier zu dem alles hedingenden siltlichen Centrum, das wir im Weltorganismus, schon seiner Selbsterhaltung wegen, annchmen müssen, veranschaulichen », ibid., 45 : « Nur wo ein Problem vorliegt, hat Eure Kunst etwas zu schaffen ».
6. Cf. T., 2910 : « Es kam darauf an, durch das einfache Lebensbild selbst
dramatique a pour objet l'étude des rapports fondamentaux et des lois qui régissent et conditionnent l'existence, le poète lyrique peut Jouer de temps en temps avec « les bulles multicolores du Phénomène »; celui-là travaille èn profondeur, celui-ci en largeur et devrait par conséquent, aux yeux de Hebbel, arriver plus facilement à la faveur de la masse « car cette dernière ne veut pas de la profondeur, mais de la largeur », et quand on joue trop longtemps avec ses pensées, elles dépouillent toutes les enveloppes bigarrées par lesquelles elles gagnent les bonnes grâces du public et deviennent trop sérieuses et austères! ».
L'important pour comprendre le lyrisme de Hebbel est done, selon une formule classique, « de tenir ferme les deux bouts de la chaîne » et de ne jamais oublier que pensée et sentiment, réflexion et spontanéité, inquiétude métaphysique et passion de beauté Sy allient ou s'y contrarient, rarement un élément éliminant l’autre tout à fait, souvent, au contraire, les deux s’accompagnant et même s’associant. C’est au fond du cœur du poète qu'il y a lutte. Nous avions pris congé de lui sur son mot du 12 mars 1842 : « Ce qu'un homme peut devenir, il l'est déjà ? ». Gardons-nous de donner à cette boutade fameuse une interprétation simpliste. Est-ce à dire que le combat est terminé, ou seulement vain? Ne faut-il pas induire plutôt que Hebbel restera, selon l'expression gœthéenne, « Mensch-Kämpfer », puisqu'il l'était déjà? I] faut bien admettre un moment de découragement fataliste à l'heure où fut écrit le vers de Genoveva*, mais il serait prématuré de conclure à un durable équilibre d'indifférence comme semble l’admettre le critique qui reproche à Hebbel de ne pas faire de sérieux examen de conscience“. Il prend acte de l’aveu du poète s’étonnant « quil soit plus. supportable d’être mécontent de soi-même que du monde, bien que le contraire puisse sembler plus vraisemblable » et il omet de citer, quelques lignes plus haut dans la même lettre, le passage où éclatent la modestie et la loyauté des bonnes résolutions dont il conteste même l'existence 5. Un autre juge est plus équitable lorsqu'il estime à propos d'un Stammbuchblatt de Wesselburen que Hebbel se rendait très nettement compte que les plus redoutables dangers étaient, non hors de lui, mais en lui et qu'il lui serait bien plus
zu wirken und alle Seitenblicke des Gedankens und der Reflexion zu vermeiden, da sie mit den dargestellten Charakteren sich nicht vertragen. Das ist aber schwercr als man denkt, wenn man es gewohnt ist, die Erscheinungen und Gestalten, die man erschafft, immer auf die Ideen, die sie repräsentieren, überhaupt auf das Ganze und Tiefe des Lebens und der Welt zurück zu beziehen » ; cf. T., 3003 : « das Problematische ist der Lebens-Odem der Poesie und ihre einzige Quelle »; cf. J. Collin, Grenzboten, 18 janvier 189%, p. 151.
bu 720207 6027 2 CT ET 2508bctesnpre, 16623" Cf T., 2509 (19 mars 1842) et W., [, 493 « man kann nicht anders werden, als man ist ». — 4. Zinkernagel, 28.
5. Ibid., « ich habe mich einer scharfen Selbstprüfung unterworfen und bin zu Resultaten gekommen, die für mich keineswegs erfreulich sind ; ich muss der Welt ein viel grüsseres und mir selbst ein viel geringeres Recht einräumen, wie je zuvor, und das in einem Augenblick, wo ich ihr lieber fluchen, als mich ihr beugen müchte ».
difficile de triompher des difficultés inhérentes à sa nature que des obstacles accumulés sur son chemin‘. Il suffirait, du reste, pour réfuter la sévère appréciation du premier critique de lire jusqu’au bout la page où il l'a émise. N'y confesse-t-il pas que « dans aucune âme humaine l'instinct faustien n’a pris plus profondément racine que dans celle de Hebbel? », et il serait aisé, non seulement de faire confirmer ce jugement par de nombreuses autorités *, mais surtout de montrer à différentes étapes de ces confessions toujours le dualisme héroïque que raille Méphistophélès et la garantie que le poète domine son personnage *. Et saurait-il y avoir continuité plus rassurante de la grande tradition gœæthéenne que celle qu'exprime (le même critique la rappelle à la même page) cette brève mais éloquente profession de foi du 20 janvier 1844 : « la vérité est ma passion »? Nous voyons Hebbel rester fidèle à l'unique dogme qu'il accepta jamais et qu'acceptèrent avant lui Gæthe et Lessingf, et continuer à se donner tout entier à cette poésie qu'il croit être le seul médium par lequel l'homme puisse entrer en communication avec l'absolu 7. Celui qui a écrit die Perle se retrouve, quatorze ans après, complètement d'accord avec lui-même en demandant : « Et que pourrait donc bien être un auteur de tragédies, sinon un héros de tragédie*? » Et rien ne saurait mieux mettre en lumière du même coup le rapport, dans sa poésie, de l'élément lyrique et de l'élément dramatique : ses tragédies sont vécues et ses poésies marquées au sceau de sa nature tragique". Nous aurons à préciser
1, Cf. VII 12%:
Ich kann durch mich nur untergehen Und nie durch meine rauhe Bahn.
supra, 138-139; Ad. Bartels. Literarisches Centralblatt für Deutschland, 1900, col. 953-954 et le jugement de Hettner après la lecture de Julia : «es ist meine vollste Ueberzeugung, dass Hebbel das Schicksal Lenaus und Hôlderlins theilen wird ». Deutsche Lileraturzeitung, 1901, col. 1502.