‹ Hebreu PrimitifChapitre 47 sur 69 · APOLLON, BACCHUS, PERSÉE · texte numérisé non relu

APOLLON, BACCHUS, PERSÉE

Le Taureau au galop marque la marche rapide du soleil qui prend son essor en triomphateur; Jupiter sous la forme du taureau enlève Europe, de même que le soleil entraîne à sa suite la lune, la terre : à taureau, N7 courir avec vitesse, ©à cheval. Pégase ailé représente le Soleil, il est attaché au char de 125 l’Aurore, et porte la foudre de Jupiter; comme Apollon, il élève les poëtes au Parnasse. Le fouet qui dans les mains d’Horus et d’Osiris imprime le mouvement, fut remplacé chez les Grecs par

(1) En Espagne, boyante est la personne qui réussit, qui fait bien ses affaires.

CR le char d’Apollon traîné par quatre chevaux tournés vers les quatre points cardinaux. Les noms de ces coursiers sont Erythræos le rouge, Actéon le lumineux, Lampos le resplendissant, Philogæos qui aime la terre. Ovide leur donne les noms de Pyroïs, Æthon, Eoüs, Phlegon. Souvent Apollon ou le Soleil tient à la main le sceptre au lieu du fouet, et semble guider son char dans toutes les constellations du zodiaque. 127% l’Aurore aux doigts de rose, qui apporte h® la splendeur, le précède et lui ouvre les portes du ciel.

Bacchus armé du thyrse et du diota est souvent représenté sur un char de triomphe traîné par quatre centaures, tournés, comme les chevaux du Soleil, vers les quatre points cardinaux. L’aiguillon qui pique le centaure ou le taureau attaché au char de Bacchus remplace le fouet d'Horus; et Bacchus Bougénès, tauro- Céphale, reçut entre autres surnoms ceux de Elios, Adonius, qui appartiennent à “Has le Soleil. Sous le nom de Xbv0, ce dieu a d’autres attributions: il fait passer les âmes aux enfers, et il reçoit alors l’épithète de nocher; les Grecs donnèrent à Charon ce ministère, qu’Osiris, sous le nom de Sérapis, avait en Égypte.

Sous le nom de Persée, le Soleil, monté sur le cheval Pégase, détruit les glaces de l'hiver ou coupe la tête de Méduse, il délivre la terre captive, enchaïînée, glacée, ou Andromède, fille de Céphée (le rocher). Persée est le principe lumineux et fécondant dont les manifestations diverses ont été peintes sous la forme de légendes historiques. En Égypte comme en Perse et en Assyrie, ce même principe a revêlu une forme divine, a été assimilé à un personnage héroïque dont les exploits personnifient l’action dans la nature (1). Persée rappelle Hercule puisqu'il tient la massue et a pour emblème le bœuf; il combat le principe des ténèbres, Zohak son oncle, dont il triomphe comme Horus triomphe de Typhon. Persée, comme Hercule, est un héros solaire, une personnification du principe de force, de vie.

Un des noms du taureau en sanscrit est AT le fort, de 4 force, puissance, de la racine ST vivre,

c’est-à-dire vigere, être dans sa force, dans sa vigueur, d'où le latin valeo, validus 42.

Ÿ5, en éthiopien 4.&4û, signifie cheval, de même que le sanscrit ATLATR ou ATLATR (pârasika).

La grenouille qui naît dans les marais du Nil ou ds, la vase, le limon, était en Égypte le symbole du soleil levant, qui semble naître de l'élément humide. Son nom y+9% paraît formé de 5x sauter (2), et de el vase, marais. En copte, la grenouille prend son nom d’une racine qui exprime son cri : XpOTP ou Kporp (rac. 77), en arabe ;$ grenouille; en chaldéen pp coassement.

2ÿ la cendre, la poussière qui vole, disparaît, désigne aussi la tombe, le sépulcre : 92 371% ceux qui descendent dans la poussière, c’est-à-dire le sépulcre (Psalm. xxrr, 30). « Maintenant, dit Job, je dormirai « dans la poussière, et demain, si tu me cherches au matin, je ne serai plus. » La poussière est l'emblème du sort qui fuit, s'échappe, ainsi que ie cavalier, la mort (3).

125 N°5, 179, 99 courir, être porté; Pers. JL fardeau, vopéw, popeie apporter, emporter; tépus canal, port; popris, mopÜuis, paro vaisseau, barque. X porter, CPE far-

deau. ' nà voler, s'envoler, xepdw passer. : Pers. } aile, x 5,3, j| Lys vol, 730 nageoire des poissons: de la 59 ;; oiseau, Or voler, als ,s rac. 79), 5 fuir, se hâter, pouspapillon. | ser en avant, et D préfixe (Ge-

(1) Guigniaut, Religions de l'antiquité, t. II, part. 11, p. 1002. (2) Le verbe px signifie également crier, siffler, chanter, et on pourrait peut-être rapporter aussi à ce sens le nom de la grenouille, comme qui dirait la chanteuse du marais. La même observation peut s’appliquer au mot 715% oiseau,

réunissant les deux sens, siffler, chanter, et sauter, sautiller, le dernier indiquant la manière de marcher des oiseaux, (3) Goulianof, Archéologie égyptienne, t, III, p. 525.

Page 1