VON, MYDN LE SERPENT, LA VIPÈRE
Le serpent représenté se mordant la queue et formant ainsi un cercle, est un symbole de l’éter- O nité; il était également l'emblème du Soleil, de Bacchus. A Cyzique, Bacchus était adoré sous la forme du serpent comme sous celle du taureau, et il est représenté sur les médailles de cette ville sous la figure de ce reptile qui s’entortille autour d’un flambeau. o en copte signifie la vie, o être; orco germer, oo finir. Le serpent était le symbole de la vie et de la mort; il était encore celui de la résurrection, parce que tous les ans il change de peau et est ainsi une image du rajeunissement du monde. Le serpent dans l'Inde comme en Égypte et au Mexique environne les représentations des grands dieux et de l'univers, désignant ainsi la vie et la mort, la génération et la destruction de tous les êtres.
On donnait quelquefois à la Divinité le nom d’Ophionée; Sérapis était figuré sous la forme du serpent, dont son nom a du reste la signification ; on représentait souvent les dieux avec la tête qui leur est propre et la queue du serpent. Apis est aussi figuré avec la tête du taureau, le corps et la queue du serpent. Phanès, le Bacchus des Orphiques, avait également la forme de ce reptile. Des serpents étaient attachés au trépied d’Apollon, pour lequel, suivant Lucien, le serpent rendait des oracles à Delphes.
av le serpent est le basilic, Sérapis, et désigne le roi, la noblesse d'extraction (1). Il désigne aussi le
(1) (y être noble, d'une race noble, | 5 ,# prince, chef; c’est probablement à cette racine qu'il faut rapporter le
145 serpent venimeux, Typhon ou le démon des enfers. pan, nya le serpent, la vipère, siffle 13», Le ee
146 ($, Comme | 5> le vent chaud qui dessèche et altère. L’air était figuré par le sifflement du serpent
debout ou par la langue à trois pointes d’un serpent qui siffle, et ma le vent est comme ray le souffle, et la perte du souffle, l’agonie : px le basilic, dont le souffle donne la mort.
Le basilic, sensible à l'harmonie, fut considéré par les Égyptiens comme le plus intelligent des animaux, et devint pour eux le symbole de l'intelligence; et lorsqu'ils le représentent portant sur la tête une crête formée de trois flammes, caractères iconographiques de la lumière, il est alors l'emblème de l'intelligence suprême, c’est-à-dire de Dieu. Sur le revers des abraxas où l’on trouve le basilic ainsi figuré, on lit ordinairement KkHHd où XHoTrdbr, nom de la Divinité chez les Thébains. Le roi Bases est le représentant de la
Divinité sur terre, et en Égypte le diadème des rois était surmonté d’un basilic.
Le vent est doux, agréable, bienfaisant, comme le zéphyre (2x, JÈ2 Céouços), qui vient rafraîchir l’air embrasé par les ardeurs du soleil, ou il souffle, siffle avec violence, amène les nuages épais qui obscurcisseni le ciel: c’est alors Typhon 3x le serpent, symbole de l'obscurité, le meurtrier d’Osiris ; Typhée est l'ouragan; les vents orageux qui causent la ruine, la mort, sont les fils de Typhon : on représente les vents avec des queues de serpent, et on donne le nom de typhon aux nuages condensés qui, semblables à des géants, tombent sur les mers et souvent engloutissent les vaisseaux : 1 inonder, R3510 déluge, inondation, rvouv trombe, ouragan.
Les Perses figuraient le serpent parmi les constellations boréales et occidentales comme emblème et signe du mal qui arrive chaque année. Le signe de la dégradation de la nature est le démon serpentiforme appelé Ahriman et Satan ; Ophionée, l’astre serpent, est le chef des génies de la destruction en Syrie, et Python, le dragon qui cause la peste, le ravage, la mort. « Ophiuchus, le maître du serpent placé sur le « Scorpion, est une puissance tellurique (4). »
145NYDN, VEN, sx) ; sl, 84.00 D3X, 3YDX basilic, serpent, vipère, o'ÿ'2x excréments, 94.0) fumier.
vipère. aspic.
20B, 204, 2B&@, 2q@ serpent, AT© AU serpent venimeux, Épre- A®) (5, être noble, prince, de rôv. AU ramper, glisser, £oro, « schérif, N'r4. AT 4 boa (serpent. ER
0210 les nobles, les princes du ciel, les Séraphins,
serpo, ve / {a aller, mouvoir, Éérw, féuGw, N repo.
146nÿ2 LS siffler, À siffler comme
la vipère; LS souffler . en sifflant eteen murmurant (le vent.
-Rnà chald. poules.
rit, pipio, pipilo, pipo,glousser, crier comme les oiseaux.
AI, ypipen, piepfen, piplen, ypfeifen piauler, siffler; Angl. to pip, pépier, gazouiller,
4147 Non) Lés renverser, jeter à terre, abattre.
h2n frapper (le tambour; 4n 53 tambour; rûtw, Tüntuw; All. tappen
jh és dhà1 prendre avec les
deux mains.
nom hébreu des Séraphins, 029Ÿ, anges du premier chœur, du chœur le plus élevé, les nobles, les princes du ciel, les plus rapprochés du trône de Dieu. On rattache aussi le nom des Séraphins à la racine 4® brûler, consumer : ils sont alors les anges de feu, anges brûlants, ardents, consumés de l’amour de Dieu,
(1) Guigniaut, Religions de l'antiquité, t. I, part. n°, p. 344,
Lis opprimer, tyranniser, traiter avec dureté et injustice, ADN rac. inus. ratisser, râcler; au
= NUOLEE J9n poing, paume de la main;
NE, N39W1 chald. et syr.
poignée,
taper des pieds, tapp coup; Ang].
to tap 433.
au, dm frapper, pousser.
NS PNQN à RS
3 LA iti ] : main, TU ugnus.
fig. critiquer, censurer (La sAUPAIPES
DB[) trépigner, piétiner à la manière des enfants.
127,497, p27, 4711, ANT e pousser, 432.
D imprimer, presser. *27 calomnie, opprobre, infamie.
72 chasser, poursuivre.
148 NON) L£S arracher, couper; xéxw, xOnTuw Couper.
AIÏL Fappen, Éippen couper, chaponner; étêter, écimer les arbres; Angl. to chop couper, trancher ; Fapaun chapon, Angl. capon, Lat. capo.
ob" chald. fouir, creuser, scruter, rechercher.
Yris manger, dévorer.
on se précipiter, se hâter, trembler.
Hs faire marcher devant soi, pousser,
432, P) LC couper, frapper, battre; A'n&. toucher, piquer.