‹ Hei Hsiang =Chapitre 12 sur 18 · A QUELQUE PIPE MANDARINE · texte numérisé non relu

A QUELQUE PIPE MANDARINE

Tchang, vice roi déchu, livide sous ses gemmes, Sanglant et poursuivi jusqu'au pied des grands murs T'abandonna, splendide et lilialement pure, Dans le yamen souillé, grouillant de hordes blêmes...

Dédaigneux du péril et cynique quand même, Traitant comme un chinois ces mongols à peau dure, Ton Maître avait goûté, dans ton ivoire mûr. Aux rêves qu'un Yunnan câlin et mol essaime...

Il fumait. L'opium avait en lui mêlé

Tant de douceur et tant d'extase à sa tristesse.

Que les cris des bourreaux lui semblait cris de liesse.

Il fumait, regardant le beau ciel constellé... Mais la révolte hurlante aggrippa le poète Qui souriait à la lune et qui tendit la tête !

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