‹ HélénaChapitre 59 sur 80 · INTRODUCTION LIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LIX

I^osplîore ; les danseurs et leurs danseuses oublient également le sommeil et l'heure qui les appelle sous le toit paternel, etc. '.» — Au ii* chant Vigny a voulu peindre un clair de lune encore sur la mer de l'Archipel :

Mais rien ne paraît plus, que la lune qui dort Sur des flots mélangés et de saphir et d'or : Il n'y voit s'élever que les montagnes sombres, Les colonnes de marbre et les lointaines ombres Des îles du couchant, dont l'aspect sérieux S'oppose au doux sourire et des flots et des cieux -.

Cette fois, il n'a fait qu'ouvrir la traduction Pichot et versifier quelques lignes du Corsaire : « Mais déjà, depuis les sommets de 1 Hymète jusqu'à la plaine, la reine des nuits commence son règne silencieux... Ses rayons vont se briser sur les corniches de la blanche colonne... Plus loin la mer d Egée a calmé son sein courroucé et déroule majestueusement ses vagues de saphir et d'or, pendant que les îles qui s'élèvent au milieu des flots déploient au loin le rideau de leurs ombres, dont le sévère aspect contraste avec le sourire de l'Océan •'. » Il est inutile de multiplier les exemples. J'ai déjà dit que la traversée de l'Archipel, qui remplit en grande partie le chant ii, est un centon des Martyrs, et que le dénouement du poème suit de près l'épisode final du Siège de Coriuthc. On trouvera dans les notes le détail de ces imitations.

On y trouvera aussi les originaux des comparaisons développées dont Vigny a orné son Hèlèna. J'en ai compté une vingtaine. L'une d'entre elles semble provenir à la

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