‹ Héléna, poème en trois chants;Chapitre 14 sur 50 · Voir ci-dessus, pp. vi et suiv., la citation du Journal · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, pp. vi et suiv., la citation du Journal

2. Edition Beuchot, Paris, Lefèvie, 1829, t. XXXV, pp. 480 etsuiv.

XXXII INTRODUCTION

remettant à la Providenci-, refuse d'esquiver, au prix d'une apostasie, le risque odieux qu'on veut lui faire courir :

Quelles sont vos rigueurs, si vous les nommez grâce?

Et quel choix voulez-vous qu'une chrétienne fasse,

Réduite à balancer son esprit agité

Entre l'idolâtrie et l'impudicité ?

Le choix est inutile où les maux sont extrêmes.

Reprenez votre grâce, ou choisissez vous-mêmes ;

Quiconque peut choisir consent à l'un des deux.

Et le consentement est seul lâche et honteux.

Dieu, tout juste et tout bon, qui lit dans nos pensées,

N'impute point de crime aux actions forcées.

Soit que vous contraigniez, pour vos dieux impuissants,

Mon corps à l'infamie, ou ma main à l'encens.

Je saurai conserver d'une âme résolue

A l'époux sans macule une épouse impollue '.

Et Voltaire de se récrier: « Qui aurait jamais pu s'attendre à voir une àme résolue conserver une épouse impollue à l'époux sans macule ? Jusqu'à quel abaissement l'auteur est-il descendu ! Ce n'est pas seulement l'excès du ridicule qui étonne ici, c'est la résignation de cette bonne fille qui prend son parti d'aller dans un mauAais lieu s'abandonnera la canaille, et qui se console en songeant qu'elle n'y consentira pas -. » Vigny, en relisant Corneille dans les dernières années de sa vie, tombe sur cette note du commentateur, et il écrit en marge de son exemplaire : « Corneille est plus vrai et plus décent que Voltaire. Le corps seul est violé, l'àme est vierge -*. »

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