XLVIII INTRODUCTION
souffle du poète. Il ya même quelque chose de la brusquerie ordinaire à Byron dans la manière d'attaquer certains de ces couplets. « Quel est ce cavalier qui accourt à toute bride ?... » — « Comment nommez-vous le caloyer que j'aperçois dans ce sentier solitaire ! 2... » De même dans Héléna :
Ecoutez, écoutez cette cloche isolée 2.
Belle Scio, la nuit cache ta blanche ville
Aux armes, fils d'Ottman, car de sa voix roulante Le tambour vous rappelle à la tâche sanglante *.…
La division en trois chants, distingués par un titre spécial : L'Antel, == Le Vaisseau, L'Urne, semble un procédé emprunté à Chateaubriand, qui lui-même en avait pris l’idée aux poèmes homériques 5. Mais il est encore dans la manière byronienne de coudre au début d'un chant quelque brillante tirade qui ne se rattache que lâchement au sujet, Purpureus pannus, morceau de bravoure où la verve du poëte se donne carrière : tels le couplet sur la puissance de l'amour, qui ouvre le n° chant,
Voir Le Giaour, trad. Pichot, 2e éd., 1820, t. IL, pp. 12 et 31. + Chant 1, v. 65.
. Chant, v. 29.
Chant ur, v. 1-2.
9. « J'aidonné à ce petit ouvrage les formes les plus antiques : il est divisé en prologue, récit et épilogue. Les principales parties du récit prennent une dénomination, comme Les Chasseurs, les Laboureurs, ete. : et c'était ainsi que, dans les premiers siècles de la Grèce, les rhapsodes chantaient, sous divers titres, les fragments de l’Iliade et de
l'Odyssée. » (Préface d'Atala, Œuvres complètes, éd. Garnier, t. III, 1859, p. 3.)