‹ Héléna: Poème en Trois ChantsChapitre 61 sur 77 · LX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LX INTRODUCTION

fois de Chénier et de Millevoye : c’est un souvenir du Jeune Malade, compliqué d’une réminiscence de la Chute des. feuilles . Une douzaine d’autres sont empruntées à Chateaubriand ou à Byron. Tantôt Vigny n'a fait que mettre en vers le passage qui lui a servi de modèle :

C’est ainsi qu'en hiver les noires hirondelles Au bord d'un lac choisi par le léger conseil, Prêtes à s'élancer, pour suivre leur soleil, Et saluant de loin la rive hospitalière, Préparent à grands cris leur aile aventurière ?

On reconnaît là un morceau de l’Itinéraire : € Je me rappelle que dans mon enfance je passais des heures entières à voir avec je ne sais quel plaisir triste voltiger les hirondelles en automne : un secret instinct me disait que je serais voyageur comme ces oiseaux. Îls se réunissaient, à la fin du mois de septembre, dans les joncs d’un grand étang : là, poussant des cris et exécutant mille évolutions sur les eaux, ils semblaient essayer leurs ailes et se préparer à de longs pèlerinages 3. » Ailleurs la ressemblance est encore plus frappante :

Elle pleura longtemps. On l'entendait dans l'ombre Comme on entend le soir, dans le fond d’un bois sombre, Murmurer une source en un lit inconnu ‘.

Voici le texte des Martyrs : « Elle cachait sa douleur sous les replis d’un voile. On n’entendait que le bruit de ses pleurs, comme on est frappé, dans les bois, du murmure

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