‹ Hélène: drame en trois actes, en vers--Chapitre 41 sur 75 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

JEAN

Mais... le contrat.

BLANCHE

L'argent...

Haussant les épaules.

Quelle heure est-il?

JEAN

Cependant... supposons. Ce n'est pas admissible, Mais enfin supposons qu'un hasard... impossible Rompe celte union ?

BLANCHE, tremblante.

JeanI

JEAN

Non! Ehl bienl eh! bienl

BLANCHE

Qu'est-ce que tu sais?

JEAN

Rien! Qu'elle est enfant! mais rien!

Supposition pure!

BLANCHE, en riant tristement.

Elle n'est pas bien bonne.

Tu supposes alors gaiement qu'on m'abandonne, Pour saVoir ce que je ferais.

A Hélène.

Vous l'entendez.

Il demande ce que je ferais? Répondez.

Dites-lui cela, vous, dont, le cœur qu'il ignore. Comme aujourd'hui le mien, était hier encore

A son premier amour, à son premier aveu, Si quand on s'est donnée, on se reprend.

HÉLÈNE, à part.

Mon Dieul

BLANCHE, è Jean.

Est-ce que d'un serment un parjure délie?

Et pour être oubliée, est-ce que Ton oublie?

S'il s'en allait, sur lui, je fermerais mon cœur. On n'aime qu'une fois, Tï 'est-il pas vrai, ma sœur? Un autre me dirait ce qu'il m'a dit! Oh! frère. Cela me fait rougir.

HÉLÈNE, bai è Jean.

Monsieur, faites-la taire.

BLANCHE

Pourquoi me taquiner d'ailleurs comme cela?

Méchant! lorsque tu sais...

Courant à la fenêtre.

Et tiens! tiens! le voilà!

JEAN

Lui!

BLANCHE

Ma peur me reprend.

JEAN

Sais-tu ce qu'il faut faire?

BLANCHE

Vous laisser tous les deux causer de cette affaire. Tu vois comme je cours au devant de tes vœuy !

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