ACTE TROISIÈME
JEAN, bas à sa sœar.
Blanche I
BLANCHE
A cet autre fils.
JE AN 9 de môme.
Tais-toi I mais tais-toi donc !
MADAME DE RIVE, tendant les bras à son fils et rétrelgnant
frénétiquement.
Mon René! mon enfant! C'est vrai! mon Dieu! Pardon! Oui, vous êtes clément, oui, ma foi reste vive. Puisque je l'ai! puisque vous permettez qu'il vive!
RENÉ
Oh I ma mère !
A présent, vôis-tu, je me souviens.
C'est toi que je cherchais, c'est pour toi que je viens... Emmène-moi.
JEAN
Comment?
MADAME DE RIVE
Il doit cette semaine Quitter la France pour son poste; qu'il m'emmène. Je veux partir.
JEAN
Partir!
MADAME DE RIVE
C'est donc bien étonnant?
Croyez-vous que je vais le quitter maintenant ?
11 9*en va, je le suis et sa place est ma place... Mais que voulez-vous donc à présent que je fasse? Je n'attends plus personne... A quoi bon demeurer, Puisque je n^ai pas même une tombe où* pleurer ? Nous rentrons à Paris... Cette lugubre affaire Nous impose là-bas des démarches à fe^ire, Et puis nous partirons... Tu ne me verras plus... Mes vœux pour ton bonheur sont d'ailleurs superflus. Chère enfant, à ton âge, il vient sans qu'on y veille... Le bonheur, il paraît, n'aime pas qu'on soit vieille. Mon fils!
Ah! pauvre femme 1
MADAME DE RIVE
Adieu, Jean! vous aussi, Vous ne me verrez plus. Adieu donc et merci, Puisque c'est grâce à vous que je suis encor mère. Grâce à vos soins pour lui, grâce à vos soins de frèie, S'il m'en reste encore un, je vous dois celui-là... Un peu plus... comme l'autre... Il m'eût manqué cela ! Tous deux!... Obi non, l'épreuve aurait été trop forte. Et je n'en aurais pas souffert, j'en serais morte !
JEAN
Madame!...
MADAME DE RIVE
Quoique faible, il peut bien voyager, N'est-ce pas? £t le mal n'offre plus de danger? Dites, il peut partir et partir tout de suite? Cet accident affreux n'aura pas d'autre suite?