ACTE TROISIÈME
On n'est que juste alors que l'on est indulgent. Mais je ne sais pourquoi je parle ici d'épreuve. Tout vous sera facile avec cette âme neuve, Il faut me pardonner d'ouvrir ainsi mon cœur. Vous l'avez dit, pour moi, c'est mon enfant, ma sœur, Un de ces doux fardeaux dont le poids nous repose, Légers quand on les porte et lourds quand on les pose. Prenez-la donc, cher comte, et lâchez, jusqu'au bout, Tâchez... mais non, tenez, aimez-la, voilà tout.
PAUL
Ne craignez rien... je l'aime et comme il faut qu'on aime
U prend la main de Blanche.
BLANCHE
Paul I
Se rejetant sar son frère.
Ah! Paul ! j'ai dit Paul! je l'ai dit tout de même!
JEAN, la repoussant vers Paul doucement.
Ce n'est plus moi qu'il faut embrasser en ce cas.
PAUL, la recevant de lai.
Ma chère Blanche !
JEAN, se tournant vers Hélène.
Et toi ? tu ne m'embrasses pas ?
Hélène se jette dans ses bras. Le rideau tombe.