‹ Hélène Peyron; drame en cinq actes, en versChapitre 18 sur 48 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

FLAVIGNAC, Unil absorbe.

Tais- toi donc...

DESPREZ

Son accueil n'est point du tout aimable.

Espérais-tu, vraiment, qu'avec un rire fou, Elle allait m'embrasser, ou te sauter au cou ?

DESPREZ

Le service rendu vaut bien qu'on nous embrasse !

(Croisanl les bras.) Au fait, explique-moi le cas qui m'embarrasse : Toi qu'on n'a jamais vu, brûlant tes doigts au feu, Retirer les marrons sans en goûter un peu, Tu me la diras bien cette cause première ? Et pourquoi tous les deux, toi devant, moi derrière, Avec un dévouement, digne d'un meilleur sort, ]\ous traînons ce bonhomme, et le poussons si fort?...

FLAVIGNAC.

Tu n'as pas deviné?...

DESPREZ

Ma foi, non !

FLAVIGNAC.

C'est que j'aime !

DESPR EZ.

FLAVIGNAC.

La petite?...

La mère.

DESPREZ, abasoji'di.

Et ce long stratagème.

Ces démarches sans fin, ces luttes, cet ennui... C'était pour en venir aux termes d'aujourd'hui ?.

FLAVIGNAC, froidement.

.Sans doute.

40 HÉLÈNE l'EYUON

DESPREZ

Et sa froideur? et sa vertu fossile?...

Page 1