ACTE I. — LA DÉMENCE
JULIA Pauvre enfant affligé !
CLAUDIEN
Oui, Julia, je souffre^ Et les désirs de l'Empereur sont comme un gouffre Où je m'abats, et je n'aspire qu'à l'exil.
JLLIA
Tu voudrais ?....
CLAUDIEN
Oui, quitter la ville et ses périls, Etre aimé comme j'aime et, pour bien l'avoir mienne, Devenir le chrétien d'une épouse chrétienne. Mais à quoi bon vouloir !... Je ne m'appartiens plus î
JULIA
Tu t'appartiendrais mieux, si l'Etat moins perdu Etait comme un corps libre et fort et sain ! Si Rome
Se confiait non à l'Impur, mais à un homme. Et si mon fils choisi pour l'Impérialat.. .
CLAIDIEN
Que dis-tu ?... Si ton fils.... Et j'aurais Coelia ?
JILIA
Tu l'aurais...
CLAUDIEN
Devant tous ?
JULIA
Devant tous.
Témoignage
Qui vient me délivrer des plus cruels outrages !