‹ Héloïse et AbélardChapitre 1 sur 8 · RUE DE GRENELLE-SAINT-GERMAIN · texte numérisé non relu

RUE DE GRENELLE-SAINT-GERMAIN

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Madame 9

Lorsque, ïe corps brisé et souffrant , l'âme plus brisée el plus souffrante encore, je traduisais, pour me distraire et pour oublier, le latin obscur et mystique des deux illustres amans du Paraclet,

Combien de fois ai-je souhaité posséder votre merveilleuse intelligence des langues ;

Combien de fois ai-je regretté de n'avoir pas cette fine et puissante compréhension d'esprit, que vous appliquez à toutes choses ;

Combien de fois ai-je désespéré d'atteindre ces délicatesses infinies de style qui n'appartiennent qu'à la plume des femmes, et surtout à la vôtre.

Daignez agréer, Madame, l'assurance de mon profond respect.

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Paul L. JACOB, bibliophile,

Paris, 15 septembre 1840.

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