‹ Héloise Paranquet Pièce en quatre actesChapitre 43 sur 69 · ACTE m · texte numérisé non relu

ACTE m

GUY

Dites le nom comme il tous viendra; il viendra U>u« jouTB bienl

RAOUL

Après deux mots d*expUeation avec vous, j'ai donc pu me mettre sur les traces de mademoiselle Paranquet. Mon cheval ayant de meilleures Jambes que ceux de la voiture oti elle était remontée avec son compagnon, M. Avertin , que je connais» entre parenthèses...

GUY

Vous le conaissez ; qtt*est-ce que c'est qne cet homme? il est venu pour me parler !

SAOUL

Bon, mais n'auticipons pas. Je les ai. suivis jusqu'à Tours, à riiutel de la Boule-d'Or, oti ils sont descendus. Bile a rejoint là un M. Oavagnol qui passe pour son

mari ; car elle n'a donné que ce seul uom pour elle et

pour lui.

GUT

C'est bien cela... Il n'aura pas osé les accompagner . jusque chez moi,

SAOUL

Une heure après, ils sont partis tous trois pour Paris. J*ai pris le même train qu'eux. A la gare, ils se sont séparés de TAvertin, ét je les ai suivis de nouveau jusqu'à rhôtel qu'ils habitent, rue Chateaubriand, 95.

GUY

Cet hètel est à eux ?

RAOUL

Oui, les renseignements pris, j'ai été ti^uver un avocat do mes amis qui est lo plus honnête homrnc du

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monde. Sans vous nommer, je lui ai exposé la situation dans les plus minutieux détails. Elle est tout ce qu'il y a do plurf simple; tous devez avant tout recourir aux moyens que vous avez rais de côté jusqu'à ce îonv. Tout ce qu'a pu fairo mademoiselle Iléloïsc Paranquct, c'est de reconnaître sa fille, et de se constituer un droit per* sonnel et absolu en face de l'incognito du père. A votre tour, reconnaissez l'enfant et le droit sera pai lagé.

GUT

alors la mère ne pourra pins rien ?

(Ils se lèvent.)

Si; elle pourra attaquer la reconnaissance que vous aurez faite et prétendre que vous n'êtes pas le père; maïs le président du tribunal qui, du reste, interprète aussi souvent l'esprit que la lettre de la loi, au grand avantage des honnêtes gens, maintiendra votre reconnaissance, et mademoiselle Héloïse sera déboutée de sa deiiiaude. Je me sers des propres expressions de mon ami.

GUY

Mais du moment que ses droits sont limités, pourquoi ce retour inopiné? Cet Avertin qui la conseille doit en savoir aussi long que votre ami !

SAOUL

Cet Avertin est, en effet, un gaillard très-retors*., très-intéressé, cachant de plus, sous une bonhomie ap- Darente, une vanité tr^s-facile à blesser... La chicane en personne... qui connaît le code sur le bout de son doigt, et qui le retourne dans tous les sens au proût de son client, quel qu*il soit. £t vous dites qu'il est venu pour vous voir; ça ne m'étonne pas! il a d^à reconnu que mademoiselle Paranquet n'était que momentané-

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