‹ Héloise Paranquet Pièce en quatre actesChapitre 47 sur 69 · GUY. K · texte numérisé non relu

GUY. K

iJonner la vie ne constitue pas la maternité leiie que ' Dieu la voulue. C'est lui désobéir que supprimer à ses enfants les soins et la tendresse dont ilg ont besoin. Délaisser 863 enfants dès leur naissance, c'est méconnaître la première et la plus sjainte des lois de nature; une mère qui n*obéit pas & cette loi n'est pas une mère ; elle n'est pas une femme: elle n*est rien, elle est morte. Voilà pourquoi, chère petite, je te dis que ta mère est morte, bien qu'elle vive encore et vienne invoquer aujourd'hui, dans je ne sais quel méchant Intérêt, ce titre dont elle n'avait pas souci quand il Tastrcignait à des devoirs.

CAMILLE

Pourquoi Tavais-^u épousée, puisqu'elle n'avait pas de cœur?

èut.

Elle n'était pas ma femme I

CAHILLB, av60 un véritable étonniment dWaat.

Ët tu es mon père, cependant. .. et elle est ma uière.. Je ne comprends pas I

GUt.

Mon cherang^e... pardonne-moi tout ce quô je suis forcé de te dire aujourd'hui : c'est la punition du mal que j'ai fait, et je sou&e plus que toi de cette confidence, car j'en rougis. A cette heure, je t'explique ma conduite, pour qu'il ne te reste pas d'arrière-pensée. ^ Cependant, malgré son indifférence pour toi, j'avais I9 ferme intention d'épouser ta mère et de la ramener par ce sacrifice très-grand au sentiment maternel, qui pouvait se révéler plus tard; mais elle était, d'autre part, indigne de toi et de moi, et j'ai dû te séparer d'elle à tout jamais!

74 HÉLOISË PARÂI^dUET

CAMILLE, w levant.

Indigne l Elle avait donc commU une faute

GUY, se ievaiu.

Irréparable I

CAMILLE, àTOÎxbMSe,

Désiiojioraiite?

GlfT.

Déshonorante I

â CAHILLB, pins bas eneore.

Elle avait.. .Yolé?

GUY, n part.

Chôre enfant I

CAMILLE

Qui Va VU? qui Ta dit?-. Won, non, c'est impossible I Jo ne peux pas, je ne dois pas le croire 1... C'est donc pour cela qu'aux Tuileries cette femme ne Toulait pas

que sa fille jou&t avec moi 1 (Portant son mouchoir & ses

yeux ) Oh 1 mon bon père, que c*est vilain, la vie 1 (Elle se jette dans les bras de 0 uy.)

OUT

Pauvre enfantl Maintenant, ta mère, à qui la loi reconnaît des droits, parce qu'elle est ta mère, en somme ; maintenant que tu es élevée, que tu ne lui as coûté ni soins, ni affection, ni exemples; maintenant que tu es une belle et brave fille; maintenant que tu as le droit d'être heureuse, ta mère apparaît tout & coup et veut nous séparer I

Jamais 1

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