ACTE I
tor)s Versailles pour l'Algérie. BuTons rlonc, non pas à
ma sant(5, mais à mon succès; non pas à mon^souper*
mais à la France 1... A l'ar nu'e, messieurs!... à l'armée, iiiçsflamos ! où vous trouvez vos plus ardents admirateurs i et à la guerre ! ([ui vous en débarrasse.
TOUS
A. l'armée 1... à la guerre!
CAVAGNOL.
La î^-ucrrel... Ahl pardon, mes enfants, nous n'y sommes plus. L'armtV a du bon; mais la guerre, merci. Il faut lui. dire sou fait à la guerre.
ROLAND
Prends garde, Cavagnol, ta vas dire une bôtiso.
CAVAGNOL.
Une bétise L . . Comment Tentends-tu ?
BOJ^ND.
Comme ta le comprendras.
CAYAONOI.*
Où veux-tii en ve n î r ?
ROf.AND.
Je veux en venir à ceci... que tu as dr-jà dit, pendant le souper, doux ou tr(>i.> clioses que tu aurais aiicsi bien fait de garder puur toi: que nous x>f>uvons nous amuser, rire, danser, boire, nous griser raeme, mais que nous ne ' devons pas oublier qui nous sommes, surtout chez un camarade aussi brave que celui que nous fêtons. Tu as quitté Tarméo, tu as donné ta démission, tu as peot-ôtro bien fait; mais pas de plaisanterie sur runlforme! Va maintenant.
TOUS
BraY(f, Roland y bravo!
CAVAGNOL.
Messieurs, Roland se croit forcé d'être toujours farieuxi à cause de son nom, sans doute. Mais, s'il est furieux en ee moment, c'est parce qu'il a joué contre moi tout & Theure, et qu'il a perdu.
KOLAND, se levant.
Que mon argent te porte bonheurl c'est tout ce que je souhaite, , .-^ 7 ly^i ■ ù t \ \l
CAVAGNOL.
Il 110 m'en reste plus un sou, et j'allais justement porter un toast au lansquenet et au bamirat pour conjurer le destin.
ROLAND
Allons danser, mesdames.
LRS FEMMES.
Roland a raison. Allons danser.
(On remonte et on sort par la gnuelie. )
OAVAGMOL, à Guy de Sableuse.
Qu* est-ce qu^il a donc ce soir, Roland?
GUY DE SABLEUSE
Ta sais comme il est... chatouilleux ' sur certains noms.
CAVAGNOL.
Mais moi aussi, je le suis... et sur tous... et...
OUT DE SABLEUSK.
Laisse ces choses où elles en sont. C'est un garçon excellent.