ACTE m
Où?
. . ' LS CÛ.MTK.
N'importe où... maîi en un lieu sûr et impénétrable.
GUY
Parce ^ue ?
LB OOifTB.
Parce qu'on va venir la chercher !
CHïY.
Qui?
LE COMTE
Le procureur impérial, le commissaire , les gendarmes» que sals-je, moi?... Ce quïon appelle la force armée!
GUT
En vertu de quoi?
LB COMTE
En vertu d'un jugement de référé rendu contre nous, détenteurs illégaux d'une ÛUe mineure,
GUY
On ne nous a pas signifié ce jugement!
LB COMTB.
On te Ta signifié ici, dans cet hôtel.
GUY
On n€bme Ta pas remis.
LE COMTE
Le voici. Il est depuis, deux jours chez le concierge.
78 HÊLOISE PARÂNdUET
GUY, '
Pourquoi ne me l'a-t-on pas remis!
LE COMTE
Parce que tu n'avais pas donné ton nomi Tu voulais le cacher. Le porteur avait jeté ce papier siir la table, en Tabsence du concierge. Une ruse de M. Avertin pour que nous ne puissions nous défendre 1 Nous avons • fait suivre nos ennemis, ils en ont fait autant, et comme ils sont plus habitués que nous aux manœuvres frauduleuses, ils nous tiennent!
Brefl...
tX COMTB.
Bref, nous sommes condamnés à remettre Marie- Etien nette de Cavaf^nol aux mains de ses parents qui Id réclament et qui, après cette sommation, auront le droit de requérir, en tous lieux do France et des colonies, la force armée pour le maintien de leur droit. Ce dernier papier, ils Tont signiâé & la campagne et à Paris. Yoilà pourquoi je suis parti immédiatement, pensant que tu pouvais ignorer tout cela, et tremblant d'arriver trop tard, car la journée ne se passera certainement ^as sans qu'ils agissent!
GUY
Mais Marie-Étiennette de Gavagnol... qu'est-ce que cela veut dire?
LE COMTE
Cela veut dire que le misérable chevalier de Cavagnol a épousé, il y a quelques jours, Héloïse PaAnquet; que, par leur mariage, ils ont légitim^'i Marie-Ktiennette, ndc de pùrc et mère inconnus, et qu'elle est bien ot dûment leur ôlle; que nous n'avons aucuns droits sur