‹ Héloise Paranquet Pièce en quatre actesChapitre 59 sur 69 · RAOUL, AVERTIN · texte numérisé non relu

RAOUL, AVERTIN

AVERTIN

Ouant à vous, monsieur Raoul, qui ne demandez ' qu'une chose, épouser au plus ^ite votre âancée, vou«

90 HÉLOISE PARANClUET

savez sans doute mi on sont réduits ces Cavagnol ? à ne plus compter que sur l'avenir de leur ûlle, La jeunesse et l'innoceûco, c'est un capital pour eux.

HVOUL.

K&i-ïi possible qu'il y ait de pareilles geus ?

AYEBTIN.

A quoi serviraient les triLunaux s'il n'^ avaii que des gens honnêtes? Kt vuus voyez qu'ils n'atteignent pas tous les coquins.

BAOUL.

- Mais alors, s'ils en i^ont à cetio extrémité, pourquoi n'acceptent-ils pas l'argent que le vicomte leur propose ?

Parce qae les offres du comte et du vicomte ne les tireraient pas d'affaire. Ils doivent plus de cuiq cent mille francs. A Paris on n'achète pas quatre pains & crédit quand on meurt de faim , mais on peut faire un demi-million de dettes avec de l'aplomb, une voiture et un titre... même faux I Voilà donc la situation des Ga- Tagnol^ une réputation déplorable et ne payant plus personne. Entre nous, c'est ce qui tous explique mon quart de conversion vers les messieurs de Sableuse,. • Question de moralité, et d'honoraires.

RAOUL

U y a un moyen.

AyBBTISi.

Qui est?

RAOUL

De se substituer à deux ou trois de leurs créancier et de les faire arrêter.

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