RAOUL, AVERTIN
AVERTIN
Ouant à vous, monsieur Raoul, qui ne demandez ' qu'une chose, épouser au plus ^ite votre âancée, vou«
90 HÉLOISE PARANClUET
savez sans doute mi on sont réduits ces Cavagnol ? à ne plus compter que sur l'avenir de leur ûlle, La jeunesse et l'innoceûco, c'est un capital pour eux.
HVOUL.
K&i-ïi possible qu'il y ait de pareilles geus ?
AYEBTIN.
A quoi serviraient les triLunaux s'il n'^ avaii que des gens honnêtes? Kt vuus voyez qu'ils n'atteignent pas tous les coquins.
BAOUL.
- Mais alors, s'ils en i^ont à cetio extrémité, pourquoi n'acceptent-ils pas l'argent que le vicomte leur propose ?
Parce qae les offres du comte et du vicomte ne les tireraient pas d'affaire. Ils doivent plus de cuiq cent mille francs. A Paris on n'achète pas quatre pains & crédit quand on meurt de faim , mais on peut faire un demi-million de dettes avec de l'aplomb, une voiture et un titre... même faux I Voilà donc la situation des Ga- Tagnol^ une réputation déplorable et ne payant plus personne. Entre nous, c'est ce qui tous explique mon quart de conversion vers les messieurs de Sableuse,. • Question de moralité, et d'honoraires.
RAOUL
U y a un moyen.
AyBBTISi.
Qui est?
RAOUL
De se substituer à deux ou trois de leurs créancier et de les faire arrêter.