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(Comuuniquée par M. Martineau)
B..…. Geneviève, née le 12 juin 1917, vient consulter pour céphalée,
Le père est mort syphilitique.
La mère est anémique. Elle n’a pas d'accidents docaux de syphilis. Elle n’a pas eu de fausse-couche ni d’autre grossesse. Son Wassermann est positif. Elle a un taux d'hémoglobine de
au Tallquist. 2
L'enfant est une fillette de 10 ans pesant 27 kilos toute habillée. Elle est née à terme, pesant 3.300 gr. à sa naissance. Elle à été élevée au sein. Elle à eu la rougeole à 5 ans. Elle se plaint de céphalée. Elle a peu d'appétit, ne digère pas bien. A l'examen ou trouve une enfant un peu pâle, assez bien développée, ne présentant pas de dystrophies ni de stigmates apparents de syphilis héréditaire. Sa rate n'est pas grosse. A l’auscultation on ne trouve rien d’anormal ni au cœur ni aux poumons. Le Wassermann est positif. L'examen hématologique fait le 3 novembre 1927 donne
Numération globulaire :
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Formule leucocytaire
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OBSERVATION N° 7 (Comuuniquée par M. Martineau)
C... Jacques, né le 18 avril 1927, est amené à la consultation pour de la pâleur, le 20 mars 1928.
Le père et la mère sont syphilitiques. La mère n’a pas eu de fausse-couche ni d'autre grossesse. Son Wassermann est positif.
L'enfant est né à terme pesant 3.409 gr. Il a été nourri au sein. C’est un enfant un peu pâle, sans dystrophies. Il a 11 mois et pèse 8 kg. 500. Il ne présente pas d’éruption, mais il a un gros foie et une rate perceptible à la palpation. Son Wassermann est positif.
Numération globulaire :
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Hémioglobine#:....1:.. RAS ES Nes 70 %
Formule leucocytaire :
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On voit à la lecture des formules sanguines de ces observations qu’elles sont toutes anormales. :
Si nous examinons le taux des globules rouges et de l’hémoglobine nous trouvons un nombre de globules
rouges supérieur à 4.000.000 dans 6 cas sur 7 (observa-
tions n°*1-2-3.-4.-6.7), et un taux d'hémoglobine normal dans 4 cas sur 7 (observations n°° 2 - 3. 4-5). Dans 1 cas il atteint même 100 %, dans les 2 autres cas il est abaissé.
Sauf dans 1 cas (observation n° 5) nous ne relevons donc pas d’anémie franche. Il semble à première vue que ces résultats soient en désaccord avec ceux de la plupart des auteurs qui trouvent une diminution très marquée des globules rouges. Cependant quelques auteurs, comme Zanca (15) ont trouvé des formules analogues chez des nourrissons hérédo-syphilitiques exempts d’anémie.
L’examen de la formule leucocytaire montre dans tous les cas, sauf un os n° 6) une monocytose importante. Dans 3 cas, elle atteint ou dépasse 70 %. Dans 2 cas (observations n°° 1 et 2) nous trouvons une éosinophilie très accusée en l'absence de tout œuf de parasites dans les selles et de tout signe clinique permettant de soupçonner l’origine de cette éosinophilie.
Il semble donc d’après cette étude que la monocytose soit l’anomalie la plus constante.
Cette monocytose, rencontrée, même seule, chez un enfant d’allure bien portant, peut avoir une grosse importance dans l’orientation du diagnostic vers la syphilis héréditaire. Mais il faut bien tenir compte que ce signe se rencontre dans bien d’autres cas : dans la convales-
cence des maladies aiguës, les petites infections chroni-
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dues, la tuberculose qu’on recherchera toujours par un examen clinique soigneux, par la cuti-réaction à la tuberculine, la radioscopie, etc. On ne pourra accorder de valeur à cette mononucléose isolée, que si on a pu éliminer toutes les causes de mononucléose, autres que la syphilis.
Si chez un enfant hérédo-syphilitique, ne présentant pas de signes cliniques de syphilis, ni d’autre infection, on trouve, à la fois, une anémie légère et une monocytose, il semble que ces signes aient assez d'importance pour faire entreprendre un traitement spécifique.
Ces mêmes altérations, observées chez des enfants d’hérédité syphilitique inconnue, sans signes de syphilis et indemnes de toute autre infection, doivent inciter à la recherche de Ja syphilis chez les parents, les frères et sœurs, par leur histoire pathologique, leurs examens clinique et sérologique.