‹ HémérologieChapitre 50 sur 197 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

Lie moyenne de Jules César était de 365i 6", tandis que l’année astronomique n’est que de 365i 5" 48" 48°; la différence est de 44" 19°. Cette différence occasionnait peu à peu le déplacement des Saisons dans le Calendrier julien ; aussi, vers l’époque Si» du concile de Nicée, tenu l’an 325, le Printemps commençait le 21 Mars, et vers la fin du seizième siècle le premier jour de cette Saison arrivait le 41 Mars au lieu du 24.

“Les Nombres d’or, que les anciens computistes avaient inscrits

dans le Calendrier julien pour indiquer le siége des Néoménies, supposent au mois lunaire une durée de 29! 49" 44" 95°, 5; mais en réalité la durée moyenne de la lunaison est seulement de 29 12 44" 9, 8. C’est pourquoi les Nombres d’or, qui dès le principe faisaient connaître exactement les nouvelles Lunes dans le Calendrier julien, les annoncçaïent 4 jours trop tard vers la fin du seizième siècle, :

Depuis longtemps les savants s'étaient apercus de ces deux graves défauts du Calendrier julien ; aussi en désiraient-ils gé néralement la correction. Plusieurs moyens avaient été proposés

à ce sujet, mais toujours sans succès, lorsqu’enfin le pape Grégoire XIII, s’étant entouré d’habilés astronomes, introduisit dans le Calendrier julien une réforme efficace, propre à SAEPAIS tous les esprits. se

Il vetrancha 10 jours de l’année 1582; le 4 Octobre de ae année était un Jeudi, et le lendemain Vendredi fut, par son ordre, réputé le 45 Octobre. De cette façon le commencement du Printemps fut tout d’un coup ramené du 414 Mars au 21 Mars, comme au temps du concile de Nicée. Et, afin que dans les siècles à venir l’équinoxe du Printemps ne s’écartät plus du 21 Mars, il régla que dans un intervalle de quatre siècles on supprimerait 3 années bissextiles ; ce qui donne 146097 jours à une espace de 400 ans, et fixe la durée de l’année moyenne à 865i 5" 49m 49°,

Aux Nombres d’or du Calendrier ecclésiastique il substitua, pour déterminer les Néoménies civiles, l’usage ingénieux des Epactes, lesquelles, en supposant qu'après une période de 2500 années juliennes lesnouvelles Lunes arrivent 8 jours plustôt, donnent au mois lunaire une durée moyenne de 29i 19" 443 1.

Ainsi le Calendrier julien et le Calendrier grégorien ne different qu’en deux points. 4° Dans le Calendrier julien toutes les années séculairessont bissextiles; dans Le Calendrier grégorien sur quatre années séculaires consécutives une seulement est bissextile. 2° Dans le Calendrier julien on fait usage des Nombres d’or pour . trouver la fête de Pâques ; dans le Calendrier grégorien ce sont les

Epactes que l’on emploie à cette fin. Dans toutes les autres parties ces deux Calendriers se ressemblent parfaitement; aussi ne répéterons-nous pas dans ce second livre la plupart des notions insérées dans le livre précédent, léque es sont communes au Calendrier julien et au Calendrier grégorien,

Ce dernier Calendrier ne fut pas admis simultanément par toute la chrétienté. Les Grecs, les Russes et les chrétiens orienlaux suivent encore l’année julienne ou vieux style. Les autres peuples chrétiens ont recu chez eux la nouvelle année réformée de Grégoire XIII dans l’ordre chronologique suivant :

1582. — L'Italie, l'Espagne, le Portugal , la France, le Danemark et les Provinces méridionales des Pays-Bas.

4583. — Les Cantons catholiques de la Suisse.

INTRODUCTION. 141 Les États catholiques de l’Allemagne.

La Pologne.

La Hongrie.

Les États protestants de l'Allemagne et les Provinces septentrionales des Pays-Bas.

Les Cantons protestants de la Suisse.

L’Angleterre.

La Suède.

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