‹ Hémiptères, (punaises, cigales, pucerons, cochenilles, etc.)Chapitre 5 sur 24 · I. Tarses de 3 articles · texte numérisé non relu

I. Tarses de 3 articles

A. Mésosternum largement sillonné.

a. Tête aplatie.

* Côtés du corselet non dilatés Sciocoris.

** Côtés du corselet dilatés en tranche arrondie. Doryderes.

b. Tête plus ou moins convexe ^Elia.

B. Mésosternum non sillonné.

a. Abdomen sans pointe ni tubercule à la base. ^ Lobe frontal entier.

ÎTête carrée Eusarcoris.

fTête triangulaire ou trapézoïdale, a. 4e article des antennes presque plus long

que le 5e. . . , Carpocoris.

p. 4e article des antennes plus court que le 5e.

— Angles latéraux du corselet saillants.. . . Tropicoris.

= Angles latéraux du corselet très obtus. . . Pentatoma.

** Lobe frontal enveloppé par les latéraux. .

•{- 2e et 3e articles des antennes égaux. Corps

unicolore Palomena.

f f 2e article un peu plus long que le 3?. Corps

unicolore - Brachynema.

f f f 2e article bien plus long que le 3e. Corps

bariolé STRAcgiA.

h. Abdomen un peu caréné, tubercule à la

base Nezara.

*. Abdomen ayant une longue pointe basilaire. Rhaphigaster. IL Tarses de 2 articles.

A. Angles latéraux du corselet obtus Acanthosoma.

B. Angles latéraux du corselet en épine aiguë. Sastragala.

Les Sciocoris ont la tête grande, arrondie, nullement ou faiblement échancrée au bord antérieur ; les yeux petits, saillants; les ocelles à peine visibles, les antennes à deuxième article plus long que le troisième ; le corselet est largement échancré en croissant pour recevoir la tête.

ses bords sont aplatis ; l'écusson est grand et atteint environ les trois quarts de l'abdomen, les élytres sont elliptiques, l'abdomen est large et tranchant sur les bords, les pattes sont assez fortes et courtes. On trouve ' ces insectes à terre ou sur les plantes basses ; leur coloration est d'un fauve grisâtre, les espèces sont difficiles à distinguer. S. umbrinus 5 milL, en ovale court, à peine convexe, d'un terreux fauve avec des taches brunes sur es bords de l'abdomen, finement et densément ponctué, une impression transversale sur le corselet ; toute la France.

Le G. Ooryderes ne diffère du précédent que par le corps plus court, plus large et parle corselet à côtés élargis en une membrane mince et arrondie. D. marginatus 7 à 8 mill., d'un brun roussàtre ponctué de noir; une tache presque carrée, arrondie en arrière, pâle ou fauve, de chaque côté du bord antérieur du corselet ; une raie courte à la base de la corie et extrémité de l'écusson d'un roussàtre pâle; bords de l'abdomen tachetés de pâle, dessous de Tabdomen pâle, ayant à la base, au milieu, une grande tache d'un noir bronzé et une autre à l'extrémité; France méridionale, sur le gratteron [Galium aparine) dont cet insecte pique et suce les fruits; il exhale une mauvaise odeur.

Les ^lia sont faciles à reconnaître à leur tête en museau, qui s'atténue et s'incline en avant ; le lobe médian n'atteint pas tout à fait l'extrémité qui est un peu échancrée et est dépassé par les lobes latéraux; les yeux sont petits, globuleux, saillants ; le corselei est trapézoïdal, convexe; les angles postérieurs sont un peu saillants, émoussés ; le bord postérieur est presque droit, l'écusson

est grand, dépasse le milieu de l'abdomen et recouvre le bord interne de la corie ; la membrane est grande, transparente, avec de faibles nefvures longitudinales; le dessous du corps est un peu plus convexe que le dessus ; les pattes sont assez fortes. Chez les unes la tête est allongée et presque pointue, y^. acuminata, 8 à 10 milL, d'un fauve médiocrement brillant, densément ponctuée ; tête ayant deux lignes brunes, corselet ayant trois lignes un peu plus élevées, lisses, d'un fauve clair brillant (ainsi qu'un liseré sur les bords) bordé de brun ; écusson ayant aussi une ligne élevée plus claire, bordée de brun, noirâtre à la base ; nervure interne de la corie d'un fauve pâle , densément ponctuée en dessous; commune partout, sur les céréales. — Chez les autres, la tête est en museau court, le corps est plus ramassé, plus convexe, j^. inflexa,

5 à 6mill., d'un fauve grisâtre médiocrement brillant avec des linéoles plus pâles sur les côtés de la tête, une au milieu du corselet, une de chaque côté de l'écusson à la base, une autre à l'extrémité, un peu plus pâle; couvert d'une forte ponctuation serrée ; peu commune.

Les Eusarcoris ont le corps plus convexe, plus épais, plus ramassé ; la tête n'est pas atténuée en avant et ne forme pas le museau, elle est en carré oblong avec les lobes latéraux plus ou moins arrondis en avant; le mésosternum est caréné au lieu de présenter un large sillon, et l'abdomen, qui est très convexe, ne présente pas de sillon à la base; enfin le rostre qui, chez les yElia, n'arrive qu'à l'extrémité du métasternum, est prolongé ici jusqu'au deuxième segment abdominal. F. melanocephalus ,

6 à 7 mil!., en ovale court, d'un fauve grisâtre très pâle brillant, avec une teinte d'un bronzé un peu cuivreux qui

couvre la tête, les angles antérieurs du corselet, la base de l'écusson et tout ou partie de l'abdomen ; surface fortement ponctuée de noir; Alpes,*Pyrénées, France méridionale, beaucoup plus rare autour de Paris. — E.perlatu»^ 5 1/2 à 7 milL, tête bronzée, avec une légère teinte semblable sur les angles antérieurs du corselet, écusson ayant à la base deux points élevés, lisses, d'un jaunâtre clair ;^ abdomen ayant au milieu une tache d'un noir bronzé, dentée latéralement et, de chaque côté à la base,, un» tache de même couleur à peu près triangulaire; bords ponctués de noir, angles postérieurs du corselet assez saillants ; toute la France, peu commun.

Le G. CarpocoriM est caractérisé par le corselet à angles latéraux plus ou moins marqués, sans former d'épine; la tête est triangulaire ou presque trapézoïdale,, le deuxième et le troisième article des antennes varient un peu de longueurproportionnellement, lesyeux sontglobuleux, • assez saillants ; le 2' article du rostre est le plus long, l'abdomen déborde à peine les côtés dés élytres et est ordinairement terminé par deux ou quatre épines, les^ pattes sont assez longues et nues. C. nigricornis, 10 à 12 mill., d'un roussâtre plus ou moins grisâtre en dessusi, avec les antennes, sauf le premier article, une bordure étroite de chaque côté de la tète, une tache sur les angles latéraux du corselet et la base interne de la membrane, noires ; deux ou quatre traits noirâtres plus ou moins distincts au bord antérieur du corselet et à la base de l'écusson, dessous d'un jaunâtre très pâle, pattes rougeâtres, membrane plus longue que l'abdomen dont lesbords sont tachetés de noir ; les angles du corselet varient beaucoup de forme, ainsi que la coloration ; commune par-

tout sur diverses plantes, les ombellifères, les verbascum, les jeunes pousses de chêne, etc. — C. baccarum, 10 mill., d'un fauve rougeâtre en dessus, extrémité de l'écusson d'un fauve pâle, bords de l'abdomen tachetés de noir, dessous jaunâtre ponctué de noir, antennes jaunes, deuxième et troisième articles à peu près égaux, quelquefois noirs ou bruns vers l'extrémité ainsi que le quatrième, le dernier plus ou moins noir ; lobes latéraux de la tète se rejoignant, angles postérieurs du corselet obtusément arrondis, surface densément ponctuée; très commune partout. — C. lynx, 6 mill., beaucoup plus petite et plus courte que les précédentes, d'un fauve pâle, avec une teinte lie de vin sur la partie postérieure du corselet et les élytres, deux raies brunes sur la tête ; écusson parfois d'un vert clair, côtés de l'abdomen tachés de noir, surface très densément et finement ponctuée ; France méridionale.

Le G. Tr<»picori0 est facile à reconnaître à la forme du corselet qui est transversal, avec les angles latéraux prolongés en lame courte, aplatie, tronquée obliquement, et l'angle postérieur épineux ; mais sa place est difficile à définir; sa forme générale le rapproche des Asopyfs dont sa tête l'éloigné ; elle est presque triangulaire, avec les angles antérieurs très arrondis, et son rostre, qui atteint le 2® segment abdominal, est engaîné à la base et grêle au lieu d'être épais ; les antennes sont assez longues et grêles, le 1" article est notablement plus court que la tête, le 3"* est un peu plus long que le T ; les pattes sont grandes, les postérieures plus que les autres. T. rufipes, 15 mill., d'un brun faiblement bronzé en dessus, et densément ponctuée, les points d'un brun bronzé, des-

SOUS rougeâtre avec les stigmates noirs ; antennes rougeâtres, le dernier article et la plus grande partie de l'avant-dernier noirâtres, tête ayant à la base JeuxHnéoles lisses, pâles ; extrémité de Técusson rougeâtre ; bords de l'abdomen tacheté de noir en dessus ; extrêmement commune partout, et exhalant une odeur des plus désagréables.

Le G. Pentaloiiia renferme des insectes à corps plus large, à tête assez unie, à antennes fortes, le 4' article aussi long que le 2% le 5^ un peu plus long; Técusson est grand, arrondi et déprimé à l'extrémité, et les angles latéraux du corselet sont très obtus ; le rostre atteint le 1" segment de l'abdomen, tandis que chez les Palomena il ne dépasse pas la base. P.jmiiperina, 11 à 12 mill., en ovale court, large, assez convexe, d'un vert un peu foncé avec les côtés du corselet, une étroite bordure de la corie et une tache lisse à l'extrémité de l'écusson, d'un jaune pâle ; dessus densément et un peu rugueusement ponctué, dessous de même couleur, antennes presque noires; presque toute la France, sur les genévriers. — P.pinicola^ même taille et même coloration, se distingue par le rostre atteignant le 3^ segment de l'abdomen au lieu de s'arrêter au milieu du 2% et par les antennes dont les deux premiers articles sont entièrement verts et les trois derniers verts à la base ; France méridionale, sur les pins.

Le G. Palomena renferme les punaises des bois à coloration verte ou brunâtre ; leur tête est légèrement atténuée en avant, un peu arrondie et presque aplatie ; les lobes latéraux dépassent un peu le lobe médian et ne se relèvent pas en gouttière ; les yeux, hémisphériques, touchent le bord du corselet; les ocelles sont placés un

peu en arrière, mais très près des yeux ; les antennes, de 5 articles, ont le 1" court ; le rostre atteint la base de l'abdomen ; le corselet, presque en hexagone transversal, a les angles latéraux peu ou point saillants ; récusson dépasse un peu le milieu de l'abdomen ; il est arrondi à l'extrémité et ses bords sont légèrement sinués ; les élytres sont grandes, la membrane dépasse un peu l'extrémité du corps , l'abdomen est assez large, à rebords tranchants, débordant les élytres, peu convexe en dessous et sans sillon ; les pattes sont courtes, assez grêles et inermes. Tous ces insectes exhalent une odeur fétide et caractéristique ; on les trouve malheureusement trop souvent dans les jardins et sur les fruits. P. viridlssùna, 12 à 14 milL, médiocrement convexe, d'un vert pré, finement et assez densément ponctuée de brun, dessous d'un fauve verdâtre, parfois roussâtre; antennes fauves, les deux derniers articles enfumés, sauf parfois la base; 3° article plus court que le 2°, bords latéraux du corselet très légèrement arqués en dehors, étroitement bordés de roux; membrane enfumée, brillante; dans cette espèce, le lobe frontal atteint le bord antérieur, mais en se rétrécissant beaucoup ; plus commune dans le Nord que la suivante. — P. prasina^ la punaise verte de Geoffroy, 12 à 14 mil!., même coloration, parfois légèrement roussâtre, diffère par les côtés du corselet faiblement sinués, à bordure jaune beaucoup plus fine, souvent indistincte, par récusson un peu plus large vers l'extrémité ; le segment anal est toujours rougeâtre, ainsi que parfois tout le ventre, les 2^ et 3"" articles des antennes sont inégaux; commune partout, moins dans le Nord. — P. vernalis, 8 à 10 milL, densément ponctuée, d'un brun rougeâtre

légèrement bronzé avec une très étroite bordure aux côtés du corselet, une grande tache lisse sur l'extrémité de l'écusson d'un jaune très pâle, côtés de l'abdomen marqués en dessus de noir et de jaune pâle ; dessous d'un roussâtre clair ponctué de noir, antennes annelées de roux et de noir ; France méridionale, assez commune. — P. distincta, même forme que la précédente, mais un peu plus grande, distincte par les angles latéraux du corselet plus saillants, la bordure, pâle des côtés et de l'extrémité de l'écusson, plus effacée ; cette même extrémité moins lisse, les antennes rougeâtres avec le dernier article seul noir ; presque toute la France.

Le G. Bracbyiieiiia renferme quelques insectes méridionaux à corps plus oblong, différant des Palomena par le rostre atteignant seulement l'extrémité du mésosternum au lieu du métasternum, par le métasternum uni au lieu d'être légèrement sillonné, et par les S'', ¥ et 5* articles des antennes égaux. B. çlnctum, 9 milL, d'un vert clair, mat, avec un étroit liseré rougeâtre ou jaunâtre sur les bords du corselet, des élytres et de l'abdomen ; extrémité de l'écusson d'un jaune pâle, antennes brunâtres ou verdâtres, tète un peu concave, corps très densément ponctué, angles latéraux du corselet obtus ; France méridionale.

Le G. Stracliia se distingue, au premier abord, par ses couleurs tranchées et bariolées ; les lobes latéraux de la tête dépassent le lobe médian et se rejoignent plus ou moins, le bord antérieur est un peu échancré, les côtés sont un peu relevés ; les yeux sont assez gros, globuleux; le rostre atteint les hanches intermédiaires ou postérieures ;

le deuxième article est le plus long; le corselet est très court, trapézoïdal, échancré en avant, un peu arqué au bord postérieur, les angles obtus ; l'abdomen est assez convexe, le dessus du corps au contraire très peu convexe, les côtés débordent un peu les élytres et sont tranchants; les pattes sont médiocrement fortes. S. ornata, 8 à 10 mill., ponctuée, d'un beau rouge, tête noire, parfois bordée de rouge, deux taches transversales sur le devant du corselet et quatre taches presque carrées derrière, une tache à la base de l'écusson, et une bordure interne des élytres élargie en tache carrée, un petit point derrière cette tache et une petite tache sur le milieu du bord externe, noirs; membrane d'un bleu un peu noirâtre, bords relevés de l'abdomen tachés de noir, milieu de la poitrine et de l'abdomen ainsi qu'une tache allongée sur le connexivum, noirs ; très commune partout sur les crucifères cultivées, choux, navets, etc., n'exhale pas d'odeur désagréable. — S. picta, 7 à 8 1/2 milL, un peu plus petite et plus convexe que la précédente, mêmes dessins en dessus, mais blanc avec le bord postérieur du corselet et le milieu de la corie rouges ; écusson blanchâtre avec une grande tache noire à la base et une petite ronde avant l'extrémité de chaque côté ; diffère de la précédente par le dessus de l'abdomen noir au lieu d'être rouge et l'écusson indistinctement caréné dans sa moitié apicale; France méridionale et moyenne. — S. decorata^ 7 1/2 à 8 1/2 mill., coloration de Vornata, mais le rouge plus étendu ; en diffère par le dessus de l'abdomen noir et l'écusson non caréné, diffère de la précédente par la poitrine noire, les pattes presque entièrement noires et le ventre avec une grande tache médiane noire ; France

méridionale et moyenne, assez commune. — S. cognata, 7 à 9 mill. d'un noir bleu d'acier, corselet rouge, ayant de chaque côté une grande tache d'un bleu noir, souvent presque partagée en deux par un trait rouge, écusson ayant deux taches basilaires, deux autres sur le milieu des côtés et l'extrémité, rouges, élytres ayant au bord externe une bande courte, étroite, une tache discoïdale et une autre transversale au niveau de la pointe de l'écùsson, rouges ; dessous bleu d'acier, poitrine à taches rouges, abdomen ayant au milieu une bande d'un bleu d'acier formée de taches transversales et une rangée de taches semblables sur les côtés ; dans les dunes depuis la Bretagne jusqu'à l'Espagne, commune à Arcachon sur le Cakile maritima. — S. festiva, 6 à 7 mill., plus petite et plus courte que Vornata, plus arrondie en arrière, même genre de coloration, très brillante, d'un rouge vif à dessins noirs, ponctuation moins grosse, membrane plus noire, plus étroitement bordée de blanchâtre, abdomen plus étroitement noir au milieu, connexivum rouge, sans taches noires, base des cuisses noire ; presque toute la France. — S. oleracea, 5 1/2 à 7 mill., d'un vert foncé métallique, brillant, corselet ayant une large bande longitudinale, médiane, et une étroite bande latérale, une étroite bordure à la base delà corie, une tache transversale à l'angle interne de la corie et extrémité de l'écusson, d'un jaune pâle ; quelquefois une bande suivie de chaque côté de l'écusson d'un jaune pâle; jambes ayant un anneau de même couleur; très commune partout, même dans les jardins. — S. cyanea, 6 mill., d'un bleu un peu violet, brillant, abdomen à deux bandes rouges, connexivum étroitement jaune, fortement et assez densément ponctué,

le corselet plus grossement avec une impression transversale ; Pyrénées.

Le G. J^easara se distingue par l'abdomen ayant au milieu une carène arrondie qui forme à la base une saillie obtuse ; en outre, le mésosternum est nettement caréné au milieu, les pattes postérieures sont rapprochées des intermédiaires, le lobe frontal est large, à bords parallèles, non rétréci en avant ; le rostre atteint les pattes postérieures, les deuxième, troisième et quatrième articles des antennes sont égaux, le cinquième un peu plus court, le premier très court. N. smaragdula, 13 à 15 milL, d'un beau vert clair, finement et densément ponctué, parfois d'un vert brunâtre avec une large bande transversale jaune sur le devant du corselet; la tête également jaune ainsi qu'une courte bordure externe à la base des élytres, dessous marbré de jaune et de vert; les trois derniers articles des antennes plus ou moins rougeâtres ; France méridionale.

Le G. Bliapliîg aster se distingue de ses congénères par ses tarses de trois articles et par l'abdomen non caréné, mais muni à la base d'une épine saillante ; le lobe médian atteint le bord antérieur de la tête que le premier article ne dépasse pas ; le rostre atteint la base de l'abdomen, le corselet est trapézoïdal, un peu incliné en avant, les angles latéraux sont plus ou moins obtus ; le sternum est finement caréné, l'écusson est assez grand, dépassant le milieu de l'abdomen dont les côtés sont assez tranchants avec les angles terminaux de chaque segment un peu pointus ; les pattes sont assez fortes et les janibes ont quatre sillons. Jî. incarnatus, 10 à 11 mil!., d'un fauve un peu verdàtre, parfois à teinte rougeâtre, notamment

sur les élytres, couvert en dessus de points enfoncés un peu bronzés, très serrés sur la tête et sur les côtés du corselet ; dessous roux avec les stigmates et une ligne sur le rostre noirs ; abdomen noir en dessus, pointe abdominale ne dépassant point les hanches intermédiaires ; très commun partout, — R. griseus, 15 milL, d'un fauve grisâtre, ponctué et un peu teinté de brunâtre en dessus , une tache noire plus ou moins marquée avant l'extrémité de l'écusson, qui est un peu plus jaunâtre; antennes annelées de noir et de roux, dessous d'un fauve roussâtre, piqueté de noir ; membrane piquetée de brun, pointe abdominale robuste, aplatie à la base, arrivant en pointe jusqu'aux hanches antérieures ; aussi commun que le précédent, surtout dans les jardins, sur les groseillers et beaucoup d'autres arbustes à fruits.

Dans les deux genres suivants, les tarses ne présentent que deux articles et l'abdomen est nettement caréné.

Les Acantliosoma sont d'élégants insectes dont le corps s'a.tténue en arrière dès la base des élytres ; le lobe frontal est entier ; le corselet à peu près trapézoïdal, court, à angles latéraux bien marqués, mais médiocrement saillants ; l'écusson est assez grand, mais sans atteindre le milieu de l'abdomen, et se termine en pointe assez grêle ; les élytres sont grandes, la membrane dépasse notablement l'abdomen, le sternum présente une carène très saillante, très mince, contre laquelle vient s'appliquer la pointe ventrale. Le 1" article des antennes dépasse à peine la tête chez l'A. interstinctum, 8 milL, assez épais et assez convexe, d'un fauve nuancé de roux, notamment sur la tête et sur le devant du corselet dont

les angles, un peu saillants, sont lavés de rouge en arrière -et dont la base est un peu rembrunie, une grande tache d'un brun noirâtre, mal limitée, sur la base de l'écusson; côtés de l'abdomen débordant les ély très, tachetés de noir ; dernier article des antennes noir; corps très ponctué, ces points bruns; assez commun.* — Le l^"" article dépasse notablement la tête dans les autres espèces : A. lituratum, 9 mill., moins convexe, roux, brillant, avec une belle teinte verte sur la moitié postérieure du corselet, une partie de l'écusson et le bord externe des élytres dont la partie interne est rougeâtre ; les deux derniers articles et l'extrémité du 3° sont verdâtres, ainsi que le dessous du corps et les pattes ; corps ponctué, mais assez faiblement et presque lisse sur l'écusson et une, bande discoïdale des élytres ; abdomen terminé de chaque côté par une forte dent aiguë ; sur les genévriers exclusivement, à Fontainebleau et dans la France orientale et méridionale. — A. hœmorrhoidaJe, 15 mill., le géant du groupe, d'un roux olivâtre, passant au roux brunâtre en se desséchant^, jaunâtre en dessous ; angles latéraux du corselet saillants, sans être très pointus, rougeâtres, quelquefois aussi l'extrémité de l'abdomen ; 1" article des antennes très grand, les deux derniers noirâtres ; dessus du corps à ponctuation forte, peu serrée sur le corselet et l'écusson, mais très dense sur les élytres, tous ces points noirs ; écusson ayant au milieu une ligne un peu élevée, plus pâle; médiocrement commun dans toute la France.

Le G. Sastragala ne diffère du précédent que par les angles latéraux prolongés en épine aiguë ; le corps est aussi plus court et le prosternum s'avance un peu en

s'arrondissant sur la base inférieure de la tête. S. ferrugator, 8à9 milL, d'un roux un peu rougeâtre, brillant l'été, épines latérales du corselet et une tache au milieu de l'écusson, noires ; dernier article des antennes brunâtre ; dessus très fortement ponctué, extrémité de l'écusson lisse ; Alpes, Vosges, Bar-sur-Seine, assez rare partout.

2e Section. — Rostre épais, ajUndrique, libre à la base. Tai'ses de 3 articles.

. Tête un peu rétrécie en avant ; 2e article

des antennes un peu plus long- que le 3e., Zicrona. II. Tête carrée, 2e article des antennes beaucoup plus long que le 3e.

A. Bords latéraux du corselet'unis, angles à

peine saillants, obtus Jalla.

B. Bords du corselet finement crénelés.

a. Angles latéraux saillants, mais obtus, déprimés,

* Pattes inermes Asopus.

** Jambes antérieures armées d'une petite

épine Arma.

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