‹ Hémorragie de l'orbite: par contre-coupChapitre 5 sur 30 · P. GIRARD. À · texte numérisé non relu

P. GIRARD. À

Aujourd'hui, cette division en ecchymoses fausses etecchymoses vraies est, au point de vue étiologique, universellement adoptée ; l’'ecchymose vraie, seule, est considérée comme relevant d’une fracture de la base.

J. Rollet limitait même davantage la valeur diagnostique de l’ecchymose sous-conjonctivo-palpébrale dans les fractures de la base du crâne, car si l’on parcourt son travail, qui semble n'avoir pas été connu de Gérard-Marchant, on relève les lignes suivantes :

« L'infiltration sanguine de l'orbite, sans fracture aux os, peut aussi reconnaître une cause indirecte. Un contre-coup qui produit dans la cavité cranienne intacte une commotion, une hémorragie cérébrale, peut aussi produire, dans la cavité orbitaire, une commotion, une hémorragie des parties molles, sans que les os soient nécessairement lésés. Une pareille infiltration ne saurait être distinguée de celle qui est déterminée par une fracture, mais elle est excessivement rare. »

Donc, parmi les ecchymoses tardives, il fallait considérer :

«) Les ecchymoses relevant d'une fracture de la base, cas de beaucoup le plus fréquent ; 6) Les ecchymoses relevant d’une commotion de l'orbite, indépendantes de toute lésion osseuse.

Cette division des ecchymoses tardives mérite d’être tirée de l'oubli dans lequel elle est laissée. Elle n’est pas signalée dans les traités de chirurgie

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