OBSERVATION X
O. G. Décollement rétinien associé à déchirure de la rétine,
Im — blanc, décelan très probablement, une rupture choroiïdienne.
La région maculaire est parsemée de placards pigmentaires parmi lesquels tranche un îlot rouge et qui se poursuivent en bas jusqu'à la région fibreuse.
La région supérieure de la rétine semble normale.
À la suite des décollements typiques, nous plaçons ce cas dans lequel la rétine s'est recollée en partie et dont le reste du champ présente des lésion d’autres sortes.
OBsERVATION VIII (consultation externe)
Blessure par éclat de balle au niveau de l'angle interne de l'œil qauche. — Décollement rétinien mobile externe. — Reliquat d'hémorragie chorio-rétinienne. —
ODA VE normale 07 G0\. : O.
A... Jean, 344° d'infanterie.
Fut blessé, le 31 décembre 1914, par une balle tirée de très près, à 20 mètres environ; elle ne l’atteignit pas directement, mais ricocha contre le canon de son fusil, et, sans doute, un éclat volumineux pénétra au niveau de l’angle interne de l’œil gauche.
Après le traumatisme, il perdit presque entièrement la vue.
Mars. — Æxvamen : la cicatrisation est complète, le globe oculaire gauche d'aspect normal; mais il existe une déformation palpébrale légère et les mouvements d’élévation du globe sont impossibles. Le blessé perçoit légèrement la lumière dans la partie externe du champ visuel.
Examen ophtalmoscoqique :
O. D. : Normal.
O. G. : Il existe, à la partie inféro-interne du champ, un vaste décollement grisâtre, mobile, offrant l'aspect classique.
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La papille est un peu floue, ce qui est dû, croyons-nous, au léger trouble des milieux.
La partie non décollée n’est pas indemne; sur le trajet d’un vaisseau rétinien, on voit une tache PRRASS ,reliquat d'une hémorragie de jé rétine.
De chaque côté de la papille et à son niveau, existent des zones alternativement grises et noires de choroïdite atrophique.
Le droit supérieur est paralysé, très probablement par atteinte directe.
Les lésions chorio-rétiniennes viennent, ici, se surajouter au décollement traumatique comme dans le cas précédent.
On peut en conclure que tous les mécanismes invoqués comme agents de décollements peuvent l'être aussi comme agents d’autres lésions du fond.
O8servarTION IX (consultation externe)
Blessure pénétrante par éclat d'obus de la région orbitaire droite. — Paralysie du moteur oculaire commun. — Décollement rétinien inférieur et externe. — O.G. V.: normal. — O. D. V.:0o
D..., Cléonis-Gustave, 143° d'infanterie, trente-quatre ans.
Blessé le 24 septembre 1914, à Beaumont (Meuse).
Il fut atteint par des éclats d’un obus fusant de 105 (il en aurait retrouvé le culot).
La blessure, porte d'entrée des éclats, siège un peu en arrière de la queue du sourcil droit. Un petit éclat fut retiré de la plaie, le 8 octobre ; un autre, enlevé le 29 octobre, était situé dans la région temporale, à 2 centimètres de profondeur au-dessus de l’arcade zygomatique; un autre éclat sortit spontanément par les fosses nasales dans un éternuement. L’œil fut rouge longtemps.
28 octobre. — Paralysie traumatique du moteur oculaire commun. O. D. V.:0
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17 avril. — a paralysie du III persiste.
Le malade se plaint de névralgies sus-orbitaires.