DIAGNOSTIC CLINIQUE
Les antécédents personnels et familiaux devront être pris en considération comine éléments utiles de diagnostic. La notion de syphilis ou de tuberculose fait soupçonner la nature de l'affection dans les cas présumés de méningite. Le nervosisme du sujet peut expliquer l'exagération des symptômes douloureux et des contractures.
La connaissance exacte des conditions dans lesquelles est survenue la maladie sera d'un précieux secours. Un traumatisme, une chute sur les pieds, comme dans le cas de Macaigne, éloignera toute idée d'inflammation. Au contraire, la coexistence d’une infection générale ou localisée fait immédiatement penser à une méuingite aiguë. Une épidémié concomitante de méningite cérébro-spinale conduit aux mêmes déductions. Une phase prodomique longue, avec troubles nerveux vaso-moteurs, digestifs et modifications du caractère, plaide en faveur d’une méningite tuberculeuse que d’autres signes plus précis viendront bientôt confirmer.
Les signes actuels et l'évolution de la: maladie sont des faits quelquefois concluants. En effet, s’ilest des symptômes communs à l'hémorragie avec inflammation et à l'hémorragie pure, il en est d’autres qui n’appartiennent qu'à la première de ces deux affections. Chauffard distingue dans le tableau clinique de la méningite cérébro-spinale deux séries sympto-
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matiques: « La première série, dit-il, comprend lesréactions douloureuses (céphalée, rachialgie, paroxysmes douloureux); les phénomènes d'hypertonie musculaire (contracture de la » nuque, signe de Kernig); les signes de lésions en foyer (hémiplégie, monoplégie, répercussions pyramidales secondaires) ». Tous ces signes peuvent se rencontrer aussi bien dans la méningite que dans l'hémorragie sous-arachnoïdienne. « La deuxième série symptomatique, au contraire, appartient bien en propre à la méningite cérébro-spinale : ce sont les grands signes infectieux, si habituels et souvent si graves dans cette maladie, l’herpès de la face, les éruptions septicémiques, les néphrites, les arthrites, les endopéricardites, les otites, les lésions oculaires, etc... ». Si donc nous trouvons, outre le syndrome méningitique, des signes d’infeclion généralisée, nous serons en droit de porter le diagnostic # de méningite. On ne conçoit pas, en eflet, que l'hémarragie 3 sous-arachnoïdienne, qui est un processus aseptique, soit … susceptible de provoquer des accidents séptiques dans les n divers organes de l'économie.
La fièvre ne peut servir de point d'appui solide à édifice diagnostic, car on la rencontre aussi bien dans la. méningite que dans l'hémorragie proprement dite, où elle … est à peu près constante. Toutefois, il est certain qu’ellen'a … pas une marche semblable dans les deux cas. Dans le second, 4 elle est moins élevée et, si elle atteint 38° à 38°5 dans le début de la maladie, elle tombe assez rapidement à 37°5, et même à la normale. Dans l'observation de Chauffard et. À Froin, la température était à 37° le 4° jour de la maladie; dans le cas de Macaigne à 39° le 1‘ jour et à 37° le 3, Chez le malade de Lamy, lethermomètre, quimarquait d’abord 39°, ne marquait plus au 3° jour que 37°. La température devra donc être prise en considération, à condition de n’en point exagérer la valeur diagnostique.
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