Henri Bergson et l'intensité des sensations
condenser leur rédaction de manière à ne dépasser qu'exceptionnellement l'étendue d'une ou de deux feuilles d'impression (16 à 32 pages).
Manuscrits dactylographiés. — Nous demandons aux auteurs de.
fournir des manuscrits dont fa rédaction soit esrèrement terminée (ahn
d'éviter sur les épreuves les rémaniements et les corrections importantes):
et dactylographiés sous forme #e varietur, ou tout au moins écrits très lisiblément, surtout en ce qui regarde les termes spéciaux et les. noms propres (Souligner deux fois ces derniers).
Résumé. —— Il est à désirer que chaque mémoire soit suivi d'un court
résumé, rédigé d'une façon objective, de manière à pouvoir être utilisé.
directement comme « Analyse » par les rédacteurs des « Æevnes annuelles de Physiologie $ et des « Physiological abstracts ÿ.
Citations. — Pour les citations, nous proposoïis de suivre les règles formulées par CH. RiCHETr daus son art. Bibliographie du Dictionnaire de Physiologie (Paris, 1897, Il, 95-137). Chaque citation comprendra :
1° Prénom (ou initiales) et nom de l'auteur en petites capitales (souligner deux fois dans le manuscrit); 2° titre complet en caractères ordinaires; 3° titre abrégé du recueil en italiques (souligner une fois dans le manuscrit); 4° année; 5° tome (en chiffres romains) ; 6° série s'il y a lieu (chiffres arabes entre Dareuthéses): 7° première et dernière pages du mémoire en chiffres arabes : 8° s’il y a lieu, nombre de planches ou de figures.
Les indications Pol,, T., Bd., pag. seront supprimées.
Exemple : H. ZwaarpEeMaKkER (Utrecht). Sur une phase réfractaire du réflexe de déglutition. Arch. int. Physrol. 1904, I, 1-16, 12 fig.
Exemples d'abréviations des titres des principaux recueils :
Ann. Physiol. et Physico-Chim. Biol. — Arch. ital. Biol. — Arch.
Biol. — Arch. int. Physiol. — Arch. néerl. Physiol.— C. R. Soc. Brol.— C. R. Acad. Sc.— Fourn. Physiol.et Path.én. — Arch. di Fisiol. — Arch. f. Physiol. — Arch.f. d. ges. Physiol.— Biochem. Centralbl.— Biochem. Pts Biophysik. Centralbl. — Æofmeisters Beitr.— Fahresber. f. Thierchem.—Skandin. Arch. f. Physiol.— Zentralbl. f. Phvstol. = Jets, f. Biol.— Zeits. f. physiol. —eZeits. Chm: f. allgem. Physiol.— Fouru. of Physiol. — Amer. Fourn. of Physiol. — Quart. Fourn. of. Physiol.
Figures. — Conformément au vœu formulé au 5° Congrès de Physiologie à Turin, il est désirable que les graphiques, dessins, figures, …
destinés à la publication, #wissent être LA sans retouche par des procédés dérivant de la photographie.
Les tracés sur papier enfumé se prêtent bieu à la reproduction dix ecte par la photo-zincogravure, à condition que les lignes se détachent en blanc sur un fond uniformément noir.
On peut d’ailleurs, sans leur faire perdre la valeur probante des origi-
naux, retouchér lés lignes blanches à la gouache, où les fonds noirs. à
l'encre de Chine. Les lettres ou les inscriptions surajoütées doivent être bien lisibles. |
Quant aux graphiques tracés sur papier quadrillé, on est prié de n'em-
ployer pour leur confection que du papier. millimétré imprimé en noir.
| 1 | (La suite à la 3° page de lacouverture.
HENRI BERGSON ET L’'INTENSITÉ DES SENSATIONS PAR Léon FREDERICQ
ANS son Essai sur les données immédiates de la conscience (Paris, Alcan 1889), Henri BERGSON a cherché à établir que nos sensations ne sont pas des grandeurs, susceptibles d’accroissement ou de diminution. L’intensité ne serait pas un attribut de la sensation. Ce que nous prenons pour des différences de quantité dans nos sensations sont au fond, selon lui, des différences de qualité mal interprétées.
Parlant des sensations représentatives, il dit (pp. 31-32) :
« .….nous apercevons l’objet extérieur qui en est cause, où, si nous ne l’apercevons pas, nous l’avons aperçu, et nous y pensons. Car cette cause est extensive et par conséquent mesurable : une expérience de tous les instants, qui a commencé avec les premières lueurs de la conscience et qui se poursuit pendant notre existence entière, nous montre une nuance déterminée de la sensation répondant à une valeur déterminée de l’excitation. Nous associons alors à une certaine qualité de l’effet l’idée d’une certaine quantité de la cause ; et finalement, comme il arrive pour toute perception acquise, nous mettons l’idée dans la sensation, la quantité de la cause dans la qualité de l'effet. À ce moment précis, l'intensité, qui n’était qu'une certaine nuance ou qualité de la sensation, devient une grandeur. On se rendra facilement compte de ce processus en tenant une épingle dans la main droite, par exemple, et en se piquant de plus en plus profondément la main gauche. Vous sentirez d’abord comme un chatouillement, puis un contact auquel succède une piqûre, ensuite une douleur localisée en un point, enfin une irradiation de cette douleur dans la zone environnante. et plus vous y réfléchirez, plus vous verrez que ce sont là autant de sensations qualitativement distinctes, autant de variétés d’une même espèce. Pourtant vous parliez d’abord d’une seule et même sensation de plus en plus envahissante, d’une piqûre de plus en plus intense. C’est que, sans y prendre garde, vous localisiez dans la sensation de la main gauche, qui est piquée, l'effort progressif de la main droite qui pique. Vous introduisiez ainsi la cause dans l'effet, et vous interprétiez inconsciem-
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ment la qualité en quantité, l'intensité en grandeur. Il est aisé de voir que l'intensité de toute sensation représentative doit s'entendre de la même façon. »
Ce raisonnement n’est pas de nature à impressionner les physiologistes. Ceux-ci accorderont volontiers à BERGSON qu’en effet, les sensations de simple contact, de chatouillement, de piqûre, puis de douleur de plus en plus envahissante qui se succèdent quand on enfonce graduellement une épingle dans la peau, sont bien des sensations qualitativement distinctes ; aucun ne prétendra qu’il s’agit uniquement de simples variations d'intensité d’une seule et même sensation : ils savent que dans cette expérience, la pointe de l’épingle excite successivement des terminaisons nerveuses de fonctions différentes. L'exemple n’est donc pas très probant.
BERGSON n'a pas la main plus heureuse lorsqu’à la page suivante, il cherche à nous convaincre que les différences de hauteur du son, telles que notre oreille les perçoit, ne sont pas des différences quantitatives, mais bien qualitatives. Ici aussi, les physiologistes seront d’accord avec BERGSON pour affirmer que la hauteur d’un son et son intensité sont deux attributs qu'il ne faut pas confondre. Mais c’est là enfoncer une porte ouverte.
BERGSON ne commet plus les mêmes erreurs quand il cherche à montrer que les différences entre un son très intense et un son faible, entre une lumière éblouissante et une simple lueur sont plus que de simples variations d'intensité et correspondent à des variations de qualité. |
« Nous n'insistons pas davantage, dit-il ; il appartient à chacun de s'interroger scrupuleusement sur ce point, en faisant table rase de tout ce que son expérience passée lui a appris sur la cause de la sensation, en se plaçant face à face avec cette sensation elle-même. Le résultat de cet examen ne nous paraît pas douteux : on s’apercevra bien vite que la grandeur de la sensation représentative tient à ce qu’on mettait la cause dans l'effet... ».
Je souhaite que M. BERGSON répète lui-même, pour les sensations lumineuses, acoustiques, gustatives, etc., les expériences qu'il recommande, mais en évitant les excitants de très grande intensité qui, dans certains cas, agissent peut-être sur d’autres terminaisons nerveuses que les excitants d'intensité moyenne. Il modifiera peutêtre ses conclusions.
Voici quelques expériences très simples que chacun peut exécuter :
Sensations visuelles. — Par une belle soirée d'hiver, dirigeons nos regards sur le ciel étoilé, du côté du Nord. Notre attention sera immédiatement attirée par les sept étoiles de la Grande Ourse, «, 8, y, 9, formant un quadrilatère se continuant vers la gauche avec
le triangle allongé «, £, n. Six de ces étoiles me paraissent avoir approximativement la même intensité lumineuse. Une seule (à, celle qui forme le coin de gauche et d’en haut du quadrilatère) est manifestement moins lumineuse. Mais la qualité de sa lumière me paraït de même nature que celle des autres. L’intensité seule la différencie. Entre les six autres étoiles principales de la Grande Ourse, j’observe de légères différences, non de qualité, mais d’intensité. Mêmes remarques pour les étoiles des constellations voisines, par exemple la Petite Ourse, la Couronne boréale, etc.
Sensations auditives. — J'écoute les yeux fermés le ronflement sonore d’un diapason de 100 V. D. que l’on vient de frapper pour le mettre en vibrations. On l’approche ou l’éloigne de mon oreille, de manière à faire varier l'intensité du son, ou bien on le maintient à la même distance de mon oreille, en‘laissant les vibrations s’affaiblir et s’éteindre graduellement d’elles-mêmes. Dans ces expériences, le ronflement varie d'intensité, mais sa qualité reste la même.
Sensations gustatives. — Je prépare trois solutions aqueuses de sel marin contenant respectivement 2 gr., 2. 50 er. et 3 er. de NaCI pour cent et je les goûte les yeux fermés, soit en appliquant successivement sur le dos de la langue un pinceau trempé dans chacune des solutions, soit en en introduisant une gorgée dans la la bouche. Après chaque essai, la bouche est rincée à l’eau jusqu’à disparition du goût salé. La qualité du goût me paraît exactement la même pour les trois solutions. Elles ne diffèrent que par l'intensité de la saveur salée.
Expériences analogues avec des solutions de sucre de canne dans l’eau à 7,8 et 9%,, avec des solutions d’acide nitrique dilué de concentrations différentes. Résultats analogues.
Pour des solutions de forte concentration, il y a un changement de qualité. Le goût de la solution très sucrée et surtout de la saumure
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très salée deviennent désagréables. De même les solutions trop concentrées d’acide deviennent caustiques et brûlent : elles agissent alors sur d’autres terminaisons nerveuses que celles du goût.
Conclusion. — Un même appareil nerveux périphérique centripète, soumis à des excitations d’intensité modérée mais différente, pourra nous procurer des sensations qui ne différeront les unes des autres que par leur intensité, sans qu’intervienne un changement de. qualité (contrairement à la thèse soutenue par Henri BERGSON).
ei quart, in tiers, de. te . lés diménsions des graphiques qui dépasseraient la justification du texte. On peut également couper un grand graphique en deux ou plusieurs sections, à placer les unes à Ia suite des : autres. Te Ubes mêmes fémarques s'appliquent aux “autres Éturese à intercaler dans le “ee Les dessins au trait faits à la plume (hachures et points) sont les plus faciles à reproduire par la zincographie, soit en grandeur naturelle, soit mieux encore en réduction (fournir dans ce cas un dessin de grandeur double, triple...) Les “traits ‘doivetit être faits à l’eicre bien noire (encre de Chine) sur du papier lisse ou du bristol. Les dessins au lavis à l'encre de Chine, les bonnes photographies (prière de joindre le négatif quand où le SR etc. sé prêtent. également bien à la confection\directe de clichés (en Similigravure).
Archives Néerlandaises d Physiologie de l’homme et des animaux
Ces Archives, publiées par F. J. J. BUYTENDIU, W. EINTHOVEN, W. E. RINGER, . G. vAN RIJNBERK et H. ZWAARDEMAKER, paraissent en fascicules publiés quatre fois par . an. Chaque volume, d'environ 600 pages, contient à peu près l’ensemble de la production scientifique des physiologistés hollandais. La Rédaction publie une analyse des travaux non publiés dans ces Archives : ainsi les Archives néeflandaises donneront un aperçu LU complet du développement de }a physiologie en Hollande. =. Lé prix de l'abonnement est fixé à 15 florins par volume. On s’abonne chez tous les È libraires ou chez Martinus Nijhoff, éditeur, Lange Voorhout 9. La Haye.
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