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Henri de Bernières, premier curé de Québec [microforme]

Au moment de quitter Paris (1), au m is d’avril 1659, pour aller s’embarquer à La Rochelle sur. le vaisseau qai devait le

(1) On lit dans un vieux manuscrit que nous avons vu aux Archives nationales de Paris : « 11 (Mer de Laval) partit de cette maison, rue Saint-Dominique, en 1659, avec le neveu de M. de Bernières, laissant M. Poitevin, curé de Saint- Josse, son grand vicaire pour les affaires de sa mission du Canada. »

Cette maison, rue Saint-Dominique, était celle de la Société des Bons-Amis, dont faisaient partie le pieux prélat et plusieurs de ceux qui furent les fondateurs du séminaire des Missions-Etrangères. 11 est probable que l’on s’y était donné rendez-vous pour lui dire un dernier adieu.

C’est à cette maison que, quelques mois auparavant, et peu de jours après sa consécration épiscopale, le prélat reçut une singulière visite, celle d'un huissier qui vint lui signifier un arrêt du Parlement de Paris lui défendant d'exercer ses fonctions de vicaire apostolique. Citons ici cet arrêt et.la signification de l'huissier : ces documents peignent bien les mœurs politico-religieuses de l’époque :

€ Vu par la Cour la Requête présentée par le Procureur général du Roy, contenant que contre et au préjudice des droits, privilèges et libertés de l'Eglise

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