‹ Henri de Coligny, seigneur de ChastillonChapitre 53 sur 61 · Voir Appendice, n · texte numérisé non relu

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Henri de Goligny, dans Texercice de ses charges, l'exemple « des vertus et louables qualités de celui-ci ».

Disons plus : il y avait, avant tout, un autre exemple à suivre; c'était celui de la foi dont était animé le cœur du jeune chrétien que Dieu venait de rappeler [à lui; trait caractéristique de la vie morale de Ghastillon sur lequel nous ne saurions assez insister.

Aussi notre conviction est-elle, qu'en sa personne, on ne perdit pas seulement un héroïque capitaine, mais qu'on perdit en outre le défenseur zélé d'intérêts d'un ordre supérieur, en d'autres termes, de ces intérêts sacrés de la cause évangélique, au maintien desquels avaient si puissamment concouru son aïeul et son père.

Ce fut là ce qu'on sentit, dans les Provinces-Unies comme en France, et ce que constata, eh son temps, avec la pleine autorité d'un appréciateur éclairé, le véridique Hollandais A. Duyck • , en disant : « On déplora la mort prématurée » de Ghastillon, surtout parce qu'il avoit le caractère droit » et ouvert ; qu'il étoit très affectionné à la religion ; et que » les réformés françois comptoient sur lui comme sur un >> de leurs plus fermes appuis dans l'avenir. »

En présence du tribut de regrets et d'hommages si justement payé à la mémoire de Henry de Coligny par ses contemporains, qui ne serait ému à la pensée de tout ce que perdit la France, le jour où fut moissonnée, dans sa fleur, l'existence du dernier des fidèles représentants de l'illustre maison de Goligny-Ghastillon ; car, avec lui s'éteignirent, dans cette maison, les pures et grandes traditions de piété, de liberté religieuse, d'honneur et de patriotisme qu'il avait recueillies comme le plus précieux des patrimoines I

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