‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 266 sur 533 · Vol. de. Lyon, p. 385. [Regrets^ cxu · texte numérisé non relu

Vol. de. Lyon, p. 385. [Regrets^ cxu

« perîi 8U0 indicio^ atsorex [proverbium\ sed vide quid sorex hic vert, (il) soris. n (Pourquoi traduit-il êorex par Moritt] C'est qu'en effet «orex désignait un animal tout différent de mu9 : « spiizmaus » (C'est la traduction allemande donnée par Calepin) ou la « musaraigne » qui sera nommée par Linné : sorex araneas^ ,

Dans ses Hypomnesea^ Estienne passe en revue « d'autres abus de mois », commis par tf nos ancestres » c'est-à-dire par la vieille langue : parenté signifiant /)rocA6«, tandis qne parentes désigne en latin classique le père et la mère; lousche : atteint de strabisme, bigle {luscus, borgne) ' ; tesmoin, tiré non de testis dont cependant il a la signification, mais de testimonium '. Notons que dans la vieille langue témoin avait conservé le sens étymologique ^ qui a disparu au xvi^ siècle.

Si maintenant nous laissons de côté ces termes dont Estienne use assez souvent « abus de mots, altération du sens, erreur de la langue » et qui trahissent, comme nous l'avons dit, son goût pour l'analogie ; si nous reprenons l'idée plus scientifique et plus simple à la fois d'un développement du sens premier dans les mots, nous constaterons qu*Estienne a clairement aperçu et qu'il a expressément signalé les deux grandes lois auxquelles il est possible de ramener les cas particuliers : l'extension et la restriction du sens. « Il me monstra aussi (Henri Estienne, dit Phîlausone) comment aucuns mots qui avoient une signification générale, ont été restreints à une particulière ; aucuns (mais beaucoup moindre nombre) au contraire*^. »

De la restriction Estienne donne ici, comme exemples : gravelle « dict au menu gravier d'une fontaine *, au lieu que maintenant il ne se dit que de la maladie qu'on appelle maintenant le calcul ». Ce n'était déjà plus au XVI* siècle qu'un terme de médecine ; le dictionnaire français-latin n'indique pas le sens premier ^. — Physicien, autrefois employé au sens de médecin *. Estienne ajoute que « le mot a passé la mer et qu'il s'est retiré

1. Calepin «joute « apoupalof [aSç » et renvoie à ColumcUe, liv. 12, cap. 31. a. Hyp,, 153.

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