Sur capitaine, v. ci-dessus, p. 316 et note
334 H. RSTIENNR GRAMMAIRIEN FRANÇAIS
Le dérivé toldatesco est aussi passé à la même époque en français : •. j'aime un parler, non pcdantesque, mais plustost soldatesque... » (Montaigne, dansZ,tf.]. Du Bellay « rime «o/i/art sur nrl, mais il écrit toldaU où la rime ne contraint point' ». Ilesl remarquable qu'Estienne souligna solJars et qu'il écrit en mar^e >. imo soldats* ". Cependant Desportes écrit u les plus braves soldarts «; soudarls dans Amvol au senx de loldalt <v. LU.). .
De même il n'est pas question de remuer ces vieilles machines comme « les bricoles {car le jeu de paume s'est emparé de ce termei. ne les domdaines... d'où ceste façon de parler : c'est une grosse domdom, ne les bacuies... ne les truyes (à cause que cette métaphore offusqucroit trop les oreilles), etc. ^ n.
Mais Estienne estime qu'il faut garder les mots français qui désignent des choses encore en usage, comme : fossé en falut oa talus, fossé à fonds de cuve, la douve d'un fossé ou les douves, la faussehraye, les moineaux, Y avant-mur. Inutile «de faire venird'Ilalie scarpe et contrescarpe, ne parapet, ne casemate... » car : v parapetto n'est point plus propre ne plus signilicatif que nostre avantmur' rt.
En somme, Estienne accorde l'emploi de six ou sept mots italiens, pas plus; outre capitaine et soldat, i\ concède à la rigueur casemate^ et il retient u gabions (pour gabbioni, qui vient degabbia, signifiant cage^ ». Or la langue lui a donne tort, si nous en jugeons par la liste même des mots contre lesquels îl proteste ''. Regrettons avec lui <i ces beaux mots anciens » : pavois, escu, » le père d'escuyer^ » : /ti*fia/ne qui a cédé la place à ces mots <> ramassez partie de l'Italien, partie de l'Espagnol : salade (ital. celata), morion (ilal. morione^) et cabassei (espagnol, capacele), « plus ancien et déjà dédaigné »; armet qui semble être un diminutif de arme, mais qui a peut-être
1. Vol. de Lyon, 3SB, note rc]ii<lcc sur In feuille du litre, cf. p. 360 et 3!i {Regrrla