‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 385 sur 533 · L. Clkms>t. » Henri Eslienne. 2i · texte numérisé non relu

L. Clkms>t. » Henri Eslienne. 2i

qui les explique par flulieur et flatter. Pasquier cite en plus pâtelina(je^\ patelinerie^ dans d'Aubigné^. Celtophile demande à Philausone si Pathelin et Ragot ont toujours à la Cour force disciples^. Un passage de Brantôme pourrait faire croire à Texistence de ce Ragot qui aurait été quelque farceur, comme Chicot.

Pasquier* parle sévèrement de Técolier Villon « doué d'assez bel esprit, mais un maistre passé en friponneries » et il constate « que la postérité a nommé an Villon ^ celuy qui eshontément se mesloit du mestier de trompeur, dont aussi nous fismes villonner et villonnerie ». Estienne parle aussi « des tours d'un villon [c*est-à-dire d'un voleur], non pas natif de France, mais d'Egypte^. »

A cette dérivation impropre appartiendraient, si nous devions en croire H. Estienne, une foule de noms de saints qui seraient le produit de confusions populaires. Seulement ici, c*est le nom commun qui aurait été érigé en nom propre ; c'est donc ime chose matérielle ou une idée abstraite qui auraient été personnifiées et sanctifiées par l'imagination et par la créduli^é^. Mais l'esprit satirique d'Estienne l'égaré sur ce chapitre au delà des limites permises. Tout ce ^u'on peut lui accorder, c'est qu'il y a eu seulement confusion dans un petit nombre de cas entre le nom du saint et l'attribution qu'on lui a donnée : par exemple on a peut-être renvoyé les acapiastres à saint Acaire, à cause de la similitude du nom 7; ou encore les avertineux^ à saint Avertin.

Rentrons dans la grammaire. La dérivation impropre a transformé des infinitifs et des participes en substantifs.

On sait que la vieille lanfj^ue employait fréquemment TinGnitif substan-

Page 1