‹ Henri Estienne et son œuvre françaiseChapitre 497 sur 533 · V. noire I'* partie, p. 18 et note · texte numérisé non relu

V. noire I'* partie, p. 18 et note

6. T. IV, Paris, 18 i3 ; texte reproduit par L. Feugèrc, Essai, p. 243.

2** L^ LiLrujth^qTïe livrer imprimés ou manuscrits ayant appartenu

à H. Estienne et annotes de sa main).

Là bîbî:«->th^qaeqiie Henri Estienne avait formée à Genève fut dispersée au leaJeraaia de si ra'.rt. quand ses enfants commencèrent la liquidation de sa ?ucce<*;oj.'. I^^aubon avail décidé de remettre à Paul Esticnne les miau-icrit^ aLici-fCr : • omnes manu exaratos codices ^ » ; il avait seulement charjê 5*">Q bea'j-frère d'envoyer à David Hœschel « deux gros volumes écrite en frun.ie rartie de la main de H. Estienne' ». Gasaubon prit au ii:«.^Li-< p>ur >d part de? cahiers de noies philologiques et d'extraits divers ; OQ n»tr«:»ave do ce5 cahiers dans le fonds des manuscrits et papiers de .Casi'jbon cna^ervè? à la Bodiéienne (Oxford)^.

Là B irL:-. thôt^ue de la ville de Berne possède six livres imprimés* portjcit de* note* autographes de H. Estienne, dont l'édition des épi- ^rjmmeî? de rjath.-»!oç:ie que nous avons eu Toccasion de citer* : « Epij^ririîrtidtum ^n^voruni libri VII, annotalionibus Joannis Brodœi Turonen- >it5 ulurtrali.-. Fp^br^n. Basilea^, 1549 » '^P. 63); exemplaire très curieux pjr les >poc:niens qu'il nous offre des deux écritures, ici nettement séparées', et ensuite parce que les traductions en vers latins écrites dans les Kîarce* repres<niteut une première rédaction antérieure à celle qu'Estiennc j publiée dans sou volume de 1570*. Dans la préface au comte Othon, il dit que « ses êpi^ranunes se trouvaient éparses dans différents endroits et sur diîTjreutes feuilles ou cahiersV..; aussi songeait-il à les réunir de

1. V. Kt'uouarvi. .Inn.. p. 4*3; et Mark Pâtisson^ Vie de Casaubon^ passim; cf. t''i'tertt*r"Us\X^ i^i'HiuK^n» t. II. p. 1070.

:» Ne iM< wvnt*. ruirv- «xec ce que H. Esticnne avait écrit de sa main; cf. CMaub. t*y. >■ /J.»', HO. ot KcRoiiarvI» .Inn.. 445-44.

3v Ki.».<t.. l'^: 01- Uonr>uani, ibid. Ces deux volumes, comme le dit Renouard, ne vl»»ocnî; i.vjL^ ctiv ^vwfotKlu5 avec un manuscrit de Pholius, qui servit & Hœschel pour Mui vnI '.:<'n vW to4>l. et qui se lri>uvc actuellement au British Muséum (V. plus bas .

« « b\vvvv(*A thoiUvtod. ^rammatica... manu, ut vidctur, Henr. Stephani, ^ra;ce; tV>{ 4«> • - • ■• ad. t\>t. ^ vKXurnmt proverbia plura, ordine alphabetico disposila • AaUiI'Wiv* vK-H m>*. do b l^HlIèienne; pars prima : Casaubon, n* 23; Oxonii, 1853;. M J VxKlutu ^ub-libtMnun À la Bodiéienne, a bien voulu examiner pour nous ce vMÎi'cr» U 4 vxMï^lstlc qu'il ne s'y trimvail rien d'écrit en français, ou se rapportant à la l»llv'atîn\' tVatïvai^e. Ce cahier est peut-être Tun des deux dont Casaubon parlait; lUv^v'Nol 4 pu le< Un rendi-e après s'en être scn-i.

sV \ou^ 4>v>us examiné de près cette collection, mentionnée dans le « Catalogus o>viK'uttt tVmen^uuu » Hibtiotheca Bongarsiana}, édité par Ilermann Hagen: Berne,

k^ V »»oliv !'• |KU'tic» p. 91 et note 2: p. 144 et n. 4.

T H uva vdt vUu> >on cataloi^ue : << Ilenrici Slcphani et anonymi adnotationes, etc.» ; \t 4 s'U' U\'ii>(v |Mr la dîvei>itc des deux écritures, qui sont cependant de la même

\. V, |»Ui>h>*«t, p. »~2.

LA BIBLIOTHÈQUE DE U. ESTlENiNE 479

peur de les perdre* ». Cette première version de Tantholof^ie présente avec celle du texte imprimé quelques variantes de détail portant surtout sur le choix des mots. Mais la facture et le mouvement des vers sont restés tels qu'ils étaient sortis du premier jet , et cette traduction fait honneur à la souplesse d'un talent qui atteint à la finesse et à la grâce de roriginal.

Le manuscrit 354 de la même bibliothèque a, comme nous Tavons dit^, appartenu à Henri Estienne. Il a écrit de sa main sur le premier feuillet : o Ex libris Henrici Stephani — Henri Estiene ». Les 175 feuillets de ce recueil comprennent : 1® une suite de fabliaux du xni" siècle^; 2° le roman des Sept Sages ; 3** le roman de saint Graal (autrement dit le roman de Perceval par Chrétien de Troies). Seuls, les fabliaux portent les traces de l'écriture de H. Estienne ; il a relevé en marge quelques mots du texte : Chrestiende Troyes (f« 16,^^) ; scopel (f** 19, r") ; tonaiUer{î'' 19, v«), etc.; il a souligné des vers entiers, par exemple f" 90 (v") : « Et quil nen sel ne tant ne quant ». Ces indications ont par elles-mêmes peu d'intérêt; mais elles prouvent qu'Estienne a lu d'un bout à l'autre cette partie du manuscrit. Les notes marginales qui se rencontrent dans les deux autres parties ne sont pas de sa main.

On sait que la majeure partie du fonds ancien de cette bibliothèque provient de Jacques Bongars*. Ce diplomate, qui était un fervent bibliophile, avait très probablement rencontré Henri Estienne à Francfort; il était en correspondance suivie avec Camerarius, l'un des amis d'Estienne; il rechercha à Bourges les restes de la Bibliothèque de Cujas ; à Orléans, les livres de son compatriote , Pierre Daniel *. Nous pensons qu'il en fit autant à Genève pour ceux de H. Estienne.

Mentionnons une autre collection de quatre manuscrils et trois livres imprimés à la Bibliothèque de l'Université de Leyde^; parmi ceux-ci : « LazariBayfii annotaliones in legemH de captivis, et postliminiorevems, inquibus traclatur de re navali. — Eiusdem annotaliones in tractatum De auro et argenlo legato quibus Vestimentorum et Vasculorum gênera explicantur... » Paris, chez Rob. Estienne, 1536 (791. B. 18). « Cum nolis marginalibus manuscriptis Henr. Stephani '^, »

). «Ut in variis locis, ita etiani in variis scripta charlulis, spai*$a jacebant » ; cf. II. Stcphanus Icctori : » Quum varia variis in locis divci s^isque tcnipuribus epigramninta e Gnccis latine fecisscni... »

2. V. noire !'• partie, p. 94 et suiv. Le ms. grec, n" 110, porte aussi la si^rnalurc en grec de H. Est ; cf. le « catalogue des nis. grecs des Bibl. de Suisse », i>ur II. Omont, Leipzig, 1K86.

3. V. rcnumcration des fabliauv cpii composent la I" partie dans ^'xnnvrAsatalogue des mss. de Herne^ t. III, p. 375 et suiv.; cf. le recueil de Monlaifîlon. Une copie du nis. de Berne existe ù la Bib. nat. (collection Moreau, 1720, Mouchet, SO .

i. V. Anquez ^ouv. citci. Les papiers et livres de Bonjiars furent transportes de Strasbourjr, sa résidence habituelle, à Bùle, et enfin à Berne ;^V. ibid.y chap. XLI). Cf. la préface de Hagen.

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