‹ Henri VIII et les monastères anglais (volume 2)Chapitre 43 sur 278 · Calendar », XI · texte numérisé non relu

Calendar », XI

rangs. Un dernier avait « ouï dire que les traîtres » recevaient des secours de l'abbaye (1).

Les moines de Kirksted, quand on les interrogea, reconnurent avoir pris part à la rébellion. Menacés « de se voir brûler dans leur propre monastère s'ils ne venaient pas rejoindre l'armée... », l'abbé, le cellérier^ le dépensier et tous les moines en état de marcher se rendirent, vers quatre heures de l'aprèsmidi, à la grille extérieure, où ils rencontrèrent un serviteur de l'abbaye, qui leur dit qu'ils pouvaient attendre jusqu'au lendemain. A onze heures, le lendemain matin, tous, à l'exception de l'abbé, partirent, « le cellérier et le dépensier à cheval et munis de haches d'armes, les autres à pied ». Deux jours auparavant, une bande d'insurgés avait emmené tous les serviteurs de l'abbaye pour répondre à l'appel. L'abbé se fît excuser « pour cause de maladie », mais il donna au dépensier 20 schellings et un cheval chargé de vivres. Le jour même où les religieux atteignirent le quartier général des rebelles, deux d'entre eux s'en retournèrent malades ; quatre partirent le lendemain (vendredi) et quatre autres le samedi. Les autres restèrent jusqu'au « mardi matin ». Quant à l'abbé, il « fut heureux de leur retour et remercia Dieu de ce qu'il n'y eût pas eu d'engagement » (2).

Le châtiment infligé aux rebelles fut efîroyable. Une centaine, dit-on^ furent traînés à Londres et enfermés dans la Tour. Au printemps de l'année suivante, le mardi de la troisième semaine du Carême^ 6 mars, ils passaient en jugement devant sir William Parr et une commission spéciale siégeant à Lincoln. Les jurés leur

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