‹ Henriette Marechal drame en trois actes en prose precedee d'une histoire de la piece Edmond & Jules De GoncourtChapitre 13 sur 84 · J(5 HENRIETTE MARÉCHAL · texte numérisé non relu

J(5 HENRIETTE MARÉCHAL

respect que je vous dois ! Vous avez l’air d’un feu d’artifice * dans un ruisseau, parole d’honneur! Ah ça! Pierrots que vous êtes, vous êtes encore pas mal serins ! Comment ! vous êtes la fleur de Paris, et voilà comme vous représentez le peuple le plus spirituel de la terre, la gaieté française, et le vin de Champagne ! Mais saperlotte ! ayez au moins l’air de vous amuser! Dites des bêtises... des bêtises qui ont déjà servi... Ça ne fait rien... (Sc penchant vers une femme à côté de lui.) On ne demande pas du neuf ici, n’est-ce pas, madame?... Allons ! un peu de train ! Vous n’avez plus que jusqu’à demain matin, malheureux !

A six heures le carnaval est enfoncé, le carême vous remet la main sur le collet, et il pleut de la neige sur les gens trop gris! Un an, mes petites biches, un an, avant de me revoir... C’est la dernière fois que je vous permets de me passer la main dans les cheveux, et de m’appeler pacificateur de la Vendée !

UN MASQUE

Blagueur!

LE MONSIEUR

Toi, t’es trop drôle! Tu dois être employé aux Pompes funèbres...

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