‹ Henriette MaréchalChapitre 51 sur 95 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

PAUI,.

Je vous remercie, madame.

(Un silence.)

HENRIETTE, :i niadanic Marùclial.

'rrouves-tu le dessin do mon crochet plus joli que celui de madame Lubert?

MADAME .MARÉCHAL*

Oui, oui.'., c'est plus léger. (Un silence. — Elle prend lui peloton do laine sur la cbemint'C et revient le dévider sur le cauapt;

avec sa fiilf. — A Paul. Yous allez Ijeaucovip dans le monde, monsieur de Bréville?

PAUL, s'avam-ant.

Oh! madame, je voudrais bien... .1 ai été seulement à deux liais cet hiver...

MADAME MARÉCHAL

Vous dansez ?

PAUL

Tant que je peux, madame.

MADAME MARÉCHAL

C'est de votre âge... Comment, <leux bals seulement?

PAUL

Oui, une fois chez madame d'Anjorand...

MADAME MARÉCHAL

Ail ! oui, je connais... Elle invite beaucoup de jeunes gens. .. Elle trouve que c'est meublant pourun salon. vPi^nl se recule un peu. — Un silence.) Est-ce que VOUS comptez faire quelque chose, monsieur?

Mon Dieu ! madame, j'aurais été seul, sans mon frère, j'aurais pris une carrière...

MADAME MAKÉCHAL.

Laquelle ?

PAUL

Je serais entré à Saint- Cyr.

HENRIETTE, levant les yeux vers sii ml-re.

Ah!

MADAME MARÉCHAL

Militaire, vraiment? C'est en voyant des uniformes que cette vocation-là vous est venue?

PAUL

Non, madame, c'est en regardant le portrait de mou père.

(Il va vers la .table îi droite.)

UNE FEMME DE SERVICE, paraissant à la porte. A niadame Maréchal.

Madame, il y a en bas cette femme... dont le mari a été tué à la fabrique, vous savez...

MADAME MARÉCHAL. Kilo se lève.

Ah! oui, c'est vrai, c'est le jour de son mois... (A Henriette.) Il faut donner l'argent à cette pauvre femme.

HENRIETTE, avec peur.

Oh ! maman!

Est-ce que tu as peur de la voir ?

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